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Continuons les encroutements stromatolitiques continentaux du Campanien du Chaînon de Saint Chinian avec un cliché de brindilles encroutées.

Il n'y a pas d'échelle mais les plus gros encroutements ont la taille de mon petit doigt, si cela peu vous donner une idée ...

Il s'agit de brindilles issues de branchages emportés par les flots lors des crues puis accumulés prés du rivage d'une étendue d'eau douce où ils se sont encroutés.

Le tri en fonction de la taille est remarquable ( il n'est pas de mon fait).

Le Campanien étant antérieur à la limite C-T il ne s'agit pas de monocotylédones ( par exemple des "herbes" ou des roseaux https://fr.wikipedia.org/wiki/Roseau) comme on en trouve fréquemment encroutés dans les lacs et marécages du tertiaire.

Je n'ai encore jamais fait de coupe polie, mais (car) il est malheureusement probable qu'il ne reste plus rien de la structure du végétal encrouté.

 

 

Campanien, encroutements stromatolitiques de brindilles.jpg

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Ce qui rend magnifique ces conglo c'est les oxydes ferriques colorant en brun les oncolites (ou pisolites?).

Je me demande si cette sorte de limonite précipite en même temps que le concretionnement algaire ou si c'est

posterieur ou contemporain des chenaux.

Un forumeur avait présenté des facies similaire, mais d'âge paléogène, un éleveur de chevaux, qui est passé en coup de vent et repassera peut être ?

 

Lucailloux a vu le même :

 

 

a premiere vue ces oxydes seraient postérieurs ? en prenant en compte le ciment ferrugineux du conglo

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En certains endroits du Chaînon de Saint Chinian, les dépôts d'oncoïdes du Campanien forment de véritables bancs indurés.

La tectonique pyrénéenne, la présence de bancs d'argile entre ces bancs d'oncoïdes, et les dépôts d'évaporites triasiques souvent présents en profondeur, ont engendré de nombreuse fractures dans ces bancs.

Les plus anciennes sont minéralisées par de le calcite, tandis que les plus récentes continuent de s'ouvrir et, à terme, entraîneront le démantèlement des bancs.

Sur la photo suivante,  les plus gros oncoïdes font une dizaine de centimètres dans leur plus grande dimension.

L'épaisseur du banc atteint, elle, dix à quinze centimètres.

Les fissures minéralisées, ou en activité sont bien visibles.

 

 

Campanien, banc d'oncoïdes en galette 1.jpg

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Les fissures, fractures, failles du Campanien du Chaînon de Saint Chinian n'intéressent-elles plus personne ?

Idem pour les encroutements stromatolitiques ? 

Pourtant, c'est intéressant, mais bien sûr, ce n'est que mon avis.

 

Sur la gauche de la photo précédente, à mi hauteur, on peut voir un bel oncoïde tout en longueur coupé en deux par une fissure/fracture/faille qui est maintenant minéralisée.

Sur la photo suivante, prise de plus près, on voit cela plus en détail.

 

 

Campanien_banc_oncoides_en _galette_2.jpg

  

 

Au début, je pensais que le minéral de remplissage était de la calcite.

Maintenant, sur la photo suivante prise en gros plan, je me demande s'il ne pourrait pas s'agir d'autre chose ; peut-être du gypse ou une argile blanche lithifiée ?

Je dis cela en voyant l'apparente plus grande solubilité de ce matériau.

Il faudra qu'un jour j'aille vérifier.

 

 

Campanien_banc_oncoides_en _galette_3.jpg

   

 

Il s'agit donc d'un très bel encroutement stromatolitique d'un galet de grés traversé par une fissure/fracture/faille minéralisée.

 

What did you expect ?   https://www.google.fr/search?q=what+did+you+expect&rlz=1C1GGGE_frFR472FR597&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwiovbCtuqHVAhUMI8AKHX0kBMcQ_AUICigB&biw=1281&bih=702   ;)

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Si ! les oncolites avec nucleus de gasteropodes et os intéressent les chasseurs de ce type de bêtes.

c'est Esprit -éleveur de chevaux- s'étant fait éjecté du forum en 2012 :huh: 

mais avait présenté ce style d'objets du secteur Montagne Noire.

 

Le reste intéresse toujours... :super:

connaitre l'origine des oncolites

et la chronologie des phases structurales.

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@STR Bel exemple de réfraction de la fracturation.

 

Comment peut-on savoir que ce sont des encroûtements stromatolithiques ? N'y connaissant rien, je parlerais plus volontiers d'oncoïdes (effectivement c'est des oncoïdes et pas des pisolithes).

 

Pour la tectonique, c'est du pyrénéo-provençal.

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Donc, on continue.

Toujours dans le même périmètre et dans le même étage.

 

Dans certains secteurs le caractère ferrugineux et pisolithique des oncoïdes est particulièrement marqués, voire quasi exclusifs.

Pour le caractère pisolithique, la raison doit être contemporaine de leur formation.

Pour le caractère ferrugineux la raison peut être contemporaine de leur formation, mais aussi diagénétique.

La même chose existe dans le Campanien de Provence, mais l'exemple pris par la Lithothèque 13 ne présente aucun caractère ferrugineux ; http://www.lithotheque.ac-aix-marseille.fr/Affleurements_PACA/13_etang_de_berre/13_berre_coudoux.htm , et l'explication donnée est intéressante.

 

On comprend toujours mieux en image.

- Premier cliché : roche résultant de l'accumulation de pisolithes et de quelques oncoïdes plus gros.

- Deuxième cliché : pisolithes libres à la surface du sol, ils proviennent du démantèlement de la roche précitée.

- Troisième cliché : même chose, vue de plus près. 

 

 

Campanien_pisolithes_ferrugineux_roche.jpg

 

 

 

Campanien_pisolithes_ferrugineux_libres_surface_1.jpg

 

 

 

Campanien_pisolithes_ferrugineux_libres_surface_2.jpg

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Pour le caractère pisolithique, la raison doit être contemporaine de leur formation.

 

par définition.

=> des films algaires + un courant lacustre et fluviatile

 

Pour le caractère ferrugineux la raison peut être contemporaine de leur formation, mais aussi diagénétique.

 

Si c'est contemporain, alors ce serait quoi?

La ferraille est-elle compatible avec les concrétions algaires ?

C'est grosso modo du même âge que les bauxites ?

- climat tropical,

- transport (chenaux carbonatés)

- émersion, lessivage, paléosols

 

On peut discuter sur la comparaison avec une des hypotheses d'interp des oolites ferrugineuses du Bugey qui est d'environnement marin ouvert (une des hypothèses pour ces oolites serait la formation en domaine continental et distribution en domaine côtier via des cours d'eau).

 

 

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Ce serait bien de donner la même définition aux objets.

Si on a affaire à des objets de + de 2 mm de diamètre, on est dans le cadre des oncoïdes

Si un oncoïde montre un encroûtement principalement d’origine biologique, c’est un oncolite, sinon, c’est un pisolite.

L’objet allongé présenté par STR montre une zone périphérique avec de fines lamines et aucune trace de cristallisation radiaire. Je l’appellerai donc volontiers oncolite.

La présence d’oncolites est bien attestée dans ces formations dont le matériel est d’origine fluviatile.

597702ef9027d_Campanien2.JPG.fffca8eefb61ea84a1a2b29ca6cfc6c4.JPG

https://www.researchgate.net/publication/259655911_Consequences_stratigraphiques_de_la_repartition_des_charophytes_dans_le_Campanien_et_le_Maastrichtien_du_Languedoc

 

Notice carte Saint Chinian:

Campanien.JPG.e25d2c3cb88c7fdaf0f20f034c18ce3a.JPG

 

Ces conglomérats datés du Campanien sont post bauxite.

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Il y a 3 heures, Next50MY a dit :

Pour le caractère pisolithique, la raison doit être contemporaine de leur formation.

 

par définition.

=> des films algaires + un courant lacustre et fluviatile

 

Pour le caractère ferrugineux la raison peut être contemporaine de leur formation, mais aussi diagénétique.

 

Si c'est contemporain, alors ce serait quoi?

La ferraille est-elle compatible avec les concrétions algaires ?

C'est grosso modo du même âge que les bauxites ?

- climat tropical,

- transport (chenaux carbonatés)

- émersion, lessivage, paléosols

 

On peut discuter sur la comparaison avec une des hypotheses d'interp des oolites ferrugineuses du Bugey qui est d'environnement marin ouvert (une des hypothèses pour ces oolites serait la formation en domaine continental et distribution en domaine côtier via des cours d'eau).

 

 

 

 

 

Pour essayer de répondre ...

 

J'ai survolé le sujet concernant "Un truc étrange dans l'oolithe ferrugineuse du Bugey" ,http://www.geoforum.fr/topic/34911-un-truc-étrange-dans-loolithe-ferrugineuse-du-bugey/?page=2#comment-604515 . je ne le connaissait pas, mais comme il m'intéresse, il faudra que je consacre un peu de temps à sa lecture.

 

Pour ce qui est du "caractère pisolithique", j'entendais par là l'aspect morphologique de ces oncoïdes.

Il pourrait bien sûr résulter d'un granoclassement, mais je n'y crois pas trop.

je pense plutôt à une croissance in situ en raison de conditions environnementales particulières à l'échelon du mètre, du décamètre ou de l'hectomètre.

Le germe de ces pisolites est microscopique, contrairement aux germes que l'on peut trouver chez les autres oncoïdes des environs.

Je ne connais pas la nature de ce germe dans le cas présent, mais je peux éventuellement m'y pencher dessus, peut-être y aurait-il des choses identifiables .. ( dans le cas des pisolithes de Coudoux, 13, on retrouve fréquemment de microdébris végétaux ).

Il existe d'autre part un passage latéral progressif  avec les autres oncoïdes que l'on retrouve classiquement dans la région ( cf les clichés de Kayou ).

 

Pour ce qui est du "caractère ferrugineux".

- La ferraille est-elle compatible avec les concrétions algaires ?

La réponse est oui ; ici, ver la fin de la liste, plusieurs exemples : http://planet-terre.ens-lyon.fr/search_exist?SearchableText=stromatolites&fuzzy=0&type_ressources=search_exist.

- C'est grosso modo du même âge que les bauxites ?

Pour moi la réponse est non.

L'âge des bauxites est approximativement fixé au crétacé ; par déduction.

Je pense que ces pisolithes sont purement campaniens , et contemporains de toutes les autres choses que l'on trouve dans cette zone et dans cet étage.

Donc, grosso modo, oui, mais du même âge, non.

Evidemment, si l'on trouvait un petit fossile caractéristique du campanien qui ait servi de germe à l'un de ces pisolithes, l'affaire serait réglée ...

Pour le moment ma préférence va vers une période d'émersion, et situation de cette couche de pisolithes au niveau d'un sol ferrallitique assurant sa diagénèse ferrugineuse, sans qu'il y ait transport ou déplacement.

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OK merci STR

 

infos precieuses comme analogue pour d'autres bassins sedimentaires à chenaux carbonatés continentaux dont il ne reste que quelques résidus alors qu'ici les dépôts sont conservés.

On en rediscutera.

 

le sujet de Yomgui est top, et on s'y passionne aisément. Il maitrise la strati et la connaissance du terrain et l'interp est un cas d'école.

 

un de mes contextes géologiques dans l'idéal !

 

 

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Bonjour,

 

Pour ce qui me concerne, l'Oolithe ferrugineuse du Bugey est ce que je pourrais appeler mon "contexte géologique" initial. Bon, dire que je maîtrise la strati et tout, c'est un peu exagéré, je reste un débutant mal dégrossi.

Bref, au niveau des oolithes ferrugineuses, soit des grains de 2 mm ou moins à structure concentrique, je crois que la première chose à retenir est la prudence pour ce qui est de l'interprétation, les auteurs rappelant régulièrement la multitude de milieux différents où elles sont présentes.

 

Je peux peut-être faire un résumé de ce que j'ai trouvé à ce sujet.

 

Un premier doc : Ultrastructure des oolithes ferrugineuses du Callovien du Jura méridional. (2ème note). de J.P. VERNET et J.M. FERRARI dans Compte rendu des séances de la société de physique et d'histoire naturelle de Genève, vol. 4, fasc. 1, janvier-avril 1969. et dans une moindre mesure la 1ère note, même fascicule, plus portée sur la technique de coupe mince.

 

Il s'agit d'oolithes provenant des "Calcaires d'Arnans" de Chanaz en Savoie, Callovien moyen. Ce n'est donc pas exactement l'Oolithe ferrugineuse du Bugey, Callovien inférieur, mais très proche (pas très loin et la base des Calcaires d'Arnans est de même âge que l'Oolithe du Bugey).

Ces oolithes sont en goethite avec une teneur très faible en calcite et en quartz, ces derniers se retrouvant essentiellement dans le nucléus, et aussi quelques paillettes argileuses.

VERNET et FERRARI ont pu faire des coupes minces et observer les oolithes au microscope électronique, permettant de préciser :

- des fissurations, dont :

          x des grandes fissures radiales visibles au microscope optique, traversant les cortex successifs,

          x des fissures plus fines, parallèles aux cortex.

- une zonation des cortex, comportant :

          x une zone vacuolaire à la base de l'enveloppe corticale, peu compacte et résistante, les vacuoles ne sont pas organisées,

          x une zone poreuse plus compacte, les pores sont alignés et allongés parallèlement aux cortex,

          x une zone compacte, homogène, fine. "c'est elle qui souligne par sa compacité,..., la structure concentrique des oolithes".

 

Les fissurations proviennent de la contraction suite à l'expulsion des radicaux OH et à la réorganisation des structures cristallines (je cite hein... j'y pige pas des masses). Le concrétionnement primitif s'est fait à priori à partir de gels de fer [Fe.(OH)3] évoluant (vieillissement puis diagénèse) vers des formes moins hydratées ("limonite" puis goethite).

 

La succession de cortex reflète des pulsations des apports en fer, avec périodes d'arrêt du concrétionnement, soulignées par la présence de micro-organismes encroûtants sur les enveloppes corticales externes (zone compacte). La zonation des cortex souligne également une évolution rythmique du concrétionnement pendant les périodes d'apport.

 

cortex.jpg.c8a019c7ae06a5e62f718df375e05e8e.jpg

 

2ème doc : Oolitic iron formations: marine or not marine? de R.A. GYGI, Eclogae Geologicae Helvetiae, vol. 74/1, 1981 (http://www.e-periodica.ch/digbib/view?pid=egh-001:1981:74#244 )

On est dans l'oxfordien suisse, mais le milieu, par la sédimentation et la faune, est très proche de celui de l'Oolithe ferrugineuse du Bugey.

Je m'autocite citant Gygi : Sans entrer dans le détail, Gygi suggère que les oolithes ferrugineuses se forment en mer, au niveau où on les retrouvent maintenant, sans transport direct, une plateforme continentale relativement profonde. Le fer, à l'état ferrique, proviendrait du lessivage de la terre, sous un climat tropical pluvieux, à son accumulation sur des grains de minerais d'argile, ou autres, et jetés dans la mer par les rivières où il est réduit à l'état ferreux, dissous dans l'eau interstitielle, ramené à la surface à la compaction des sédiments, réoxydé et précipité en grains fins, à nouveau ramené en zone réductrice par l'accumulation des sédiments, et ainsi de suite, constamment ramené près de la surface. L'agitation de l'eau et des sédiments (vagues, marées, tempêtes) aurait tendances à faire migrer le fer vers les zones plus profondes et plus calmes.

Encore une fois, toutes ces histoires de chimie c'est du klingon pour moi, donc mieux vaut lire directement le texte (p. 246).

Je ne sais pas si ce modèle est raccord avec la structure mise en évidence dans le 1er doc.

 

3ème doc : Depositional environments and iron ooid formation in condensed sections (Callovian-Oxfordian, South-eastern Paris basin, France), de P.Y. COLLIN, J.P. LOREAU et P. COURVILLE, Sedimentology (2005) 52.

 (http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/j.1365-3091.2005.00728.x/full ) payant !!

Ici encore, ce n'est pas l'Oolithe du Bugey mais un environnement à priori comparable.

Les auteurs précisent ici que le quartz ne forme jamais le nucléus, ce qui est un peu en contradiction avec le 1er doc. Ils retrouvent des foraminifères marins sessiles à la surface externe des cortex, la formation est donc marine. La forme des oolithes, reproduisant celle du nucléus, suggère une formation dans un milieu calme. Elles sont composées essentiellement de goethite.

Ils observent 3 nanostructures au niveau des cortex :

- une "nanograined structure" avec des grains de 100 nm à 2 µm arrangés aléatoirement (zone vacuolaire du 1er doc ?),

- une "nanoflaked structure" avec des cristaux arrangés parallèlement aux cortex (zone poreuse et compacte du 1er doc ?),

- une "coalesced structure" avec des cristaux fusionnés, reliques et fantômes de cristaux de calcite (??), structure qui n'apparait que dans des oolithes montrant des cortex à surface irrégulière et détachés les uns des autres.

Les oolithes sont ici formées sur place, en milieu marin parfois sous l'influence occasionnelle de fortes tempêtes pouvant être à l'origine d'un transport vers des zones plus distales. Le transport ou non se traduira par des oolithes abrasées, brisées ou intactes, de forme altérée par rapport au nucléus ou non, présence de matériel identique dans l'oolithe et dans la matrice...

La minéralogie suggère qu'il n'y a pas eu remplacement et que, dans ce cas, la goethite est de première origine ("is of primary origin"), précipitée en zone oxydante, la faible vitesse de sédimentation (séries condensées) favorisant un long séjour en milieu bien oxygéné.

Le nucléus serait formé d'un amas de cristaux de goethite (présence de "proto-ooides"), de type "nanograined structure", structure qui illustrerait donc la précipitation initiale.

La structure "nanoflake" proviendrait (gros usage du conditionnel, dans le texte initial et de par ma capacité de compréhension limitée, sans compter la traduction), d'une réorientation des cristaux par roulement de l'oolithe en formation à la surface du sédiment (présence d'encroûtants en surface "nanoflake" mais absence dans la structure "nanograin", cette dernière structure se formant à priori en zone oxydante mais dans le sédiment).

Pour la formation des oolithes, en résumé du résumé :

- formation d'un noyaux de goethite dans le sédiment,

- remaniement par les courants (tempêtes), exposition à l'interface eau-sédiment et arrêt de formation,

- léger enfouissement et formation du premier cortex en goethite "nanograined" via l'eau interstitielle,

- ré-exposition à l'interface eau-sédiment (tempête), arrêt de la formation et réorientation des cristaux en surface ("nanoflake") par compaction, possible fixation d'organisme une fois le calme revenu,

- léger enfouissement et formation du cortex suivant,

- etc. jusqu'à un enfouissement plus profond.

 

Voilà où j'en suis, mais ça me dépasse au niveau chimie et minéraux... à garder en mémoire en me lisant !

Maintenant, cela semble cohérent avec le milieu de dépôt, je ne sais pas s'il est possible de faire un parallèle avec des structures plus grosses (largement > 2 mm)...

 

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Il y a 13 heures, jjnom a dit :

Supposons que le caractère ferrique soit d'origine diagénétique, comment expliquer que les enrobages des oncolites soient aussi clairs?

 

 

La problématique est pertinente, mais la bonne question est, à mon avis, " pourquoi seuls les pisolithes ont-ils subit une diagenèse ferrugineuse ? ".

Pour répondre à cette question, Coudoux, 13, qui est à côté de chez moi, m'a beaucoup inspiré.

Voir :  http://www.lithotheque.ac-aix-marseille.fr/Affleurements_PACA/13_etang_de_berre/13_berre_coudoux.htm .

Les pisolithes que l'on trouve là-bas sont très semblables à ceux que je montre dans ce sujet ; même âge, même environnement.

Mais les pisolithes de ce sujet, et non leur encaissant, sont rouge sombre ou noir , alors qu'à Coudoux ils sont presque tout blanc ainsi que leur encaissant ???

Pour quelle raison ?

 

La raison première est la nature de ces objets : des encroutements stromatolitiques ( NB ; je sais que certains vont hurler ! ).

Ce sont des édifices organo-sédimentaires, conséquence de la prolifération de biofilms microbiens, qui avec le temps, s'empilent les uns sur les autres, en piégeant/précipitant des composés minéraux entre chaque nouvelle couche.

Donc, de la matière organique est piégée dans les pisolithes.

 

Dans le cas de Coudoux, 13, les dépôts de pisolithes sont restés suffisamment longtemps en surface, en milieu oxygéné, pour que toute leur matière organique facilement dégradable disparaisse avant que ne commence la diagenèse.

Dans le cas du Campanien du Chaînon de Saint Chinian, les dépôts de pisolithes que je montre ont été enfouis rapidement, emportant avec eux leur matière organique.

La matière organique se dégrade avec la participation de bactéries => production de H2S, en milieu réducteur.

Tout le Fe++ qui circule dans le milieu est alors piégé au niveau des zones de production de l'H2S => précipitation de FeS dans les pisolithes mais non dans leur encaissant qui est dépourvu de matière organique.

NB : le phénomène à pu être amplifié par la présence d'ions sulfate SO4-- dans le milieu durant le Campanien.

Ces ions SO4-- provenaient, non de la mer, mais des évaporites du Trias, avec lequel le Campanien est souvent en contact dans le Chaînon de Saint Chinian.

En milieu réducteur, en présence d'ions SO4-- et de matière organique en décomposition, les bactéries sulfato-réductrices produisent de grandes quantités d'H2S.

On retrouve encore à l'heure actuelle des traces de ces ions SO4--dans les sédiments Campaniens de la région : http://www.geoforum.fr/uploads/post-7470-0-49012000-1422887175.jpg

J'ai failli oublier : tout ce qui précède se passe en dessous du niveau de la nappe phréatique.

Lorsque le niveau de la nappe phréatique baisse ( par exemple en saison sèche ), le milieu redevient oxydant et le fer ferreux de FeS est oxydé en fer ferrique sous forme d'oxydes qui restent alors définitivement fixés sur le lieu de leur oxydation, car insolubles.

Et c'est cela qui donne cette belle couleur rouge ou noire à nos pisolithes, et à eux seuls. 

 

Comme d'habitude : tout cela n'est que mon opinion du moment ...

 

  

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En comparant l'image de Kayou et la tienne, on devine que la matrice est également riche en limonite

 

alors que sur une de tes images ce n'est pas le cas et les oncolites ne seraient pas épigénisés dans ton cas.

paléosol ou zone de battement vadose de battement de nappe ?

les 2 hypothèses sont cohérentes et offrent des perspectives d'études nombreuses pour de multiples bassins sédimentaires. D'autant qu'en forage, ces couleurs seront systematiquement décrites et marquent des émersions (a fortiori avec ce type d'oncolites) importantes à interpréter.

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Avec toutes ces photos, j’ai de la peine.

Kayou nous a montré des oncolites à petits nuclei avec un épais encroutement orangé dans une matrice plus sombre.

Puis STR nous a montré successivement :

- Un oncolite avec un bivalve comme nucleus et un encroutement qui semble très ferrique

- Des brindilles avec un encroutement clair

- Des oncoïdes (pisolites ? + oncolites) qui semblent très ferriques dans une matrice plus claire

- Des oncolites à gros nucleus avec un encroutement relativement mince et très clair dans une matrice plus sombre

Devant une telle variété, j’imagine que ces différentes photos proviennent de différentes localités.

Ces formations sont les témoins d’une forte influence continentale (fluvio-lacustre) avec des milieux de dépôts qu’on peut donc supposer très variables tant dans l’espace que dans le temps et qui peuvent en outre remanier des bauxites dont la teneur en fer est elle-même très variable.

Ajoutez à ça que l’histoire diagénétique a pu être différente d’un site à un autre et on se retrouve avec une belle intrication de paramètres impossible à démêler au vu de photos.

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Et maintenant, un scoop : un trilobite du Campanien !

Je plaisante, bien sûr, mais comme je trouve l'objet suivant sympathique, je vous le montre :

 

 

Campanien_pisolithe_ferrugineux_1.jpg

 

 

Il s'agit, vous l'aurez reconnu, d'un pisolithe ferrugineux provenant du même lieu que ceux des précédentes photos.

Mais celui-ci s'est trouvé sur le trajet d'une fissure/fracture/faille  à un moment de son existence.

Cette fissure/fracture/faille s'est ouverte progressivement, et, tout aussi progressivement, elle a été comblée par de la calcite.

Le rejet qui s'est produit entre les deux compartiments séparés a ainsi engendré cet objet instructif :sourire:.

 

 

Campanien_pisolithe_ferrugineux_2.jpg

 

 

Campanien_pisolithe_ferrugineux_3.jpg

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Tu viens de resoudre une grande énigme sur la reproduction des oncolites

 

c'est beau !

du coup ça remet une couche de diagenèse par dessus les prédentes

 

la fracturation ayant sans doute re-mobilisé des carbonates et autres (?), il doit y en avoir dans le ciment.

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J'avais pas vu ça..

Le 21/07/2017 à 23:41, STR a dit :

La tectonique pyrénéenne, la présence de bancs d'argile entre ces bancs d'oncoïdes, et les dépôts d'évaporites triasiques souvent présents en profondeur, ont engendré de nombreuse fractures dans ces bancs. ??

Les plus anciennes sont minéralisées par de le calcite, tandis que les plus récentes continuent de s'ouvrir et, à terme, entraîneront le démantèlement des bancs. Il faudrait déjà distinguer la fracturation diagénétique de celle tectonique... Puis les bancs seront détruits par l'érosion bien avant d'être disloqués par la tectonique ; les phases paroxysmales datent de l'Éocène, aujourd'hui c'est très peu actif.

 

Il y a 12 heures, STR a dit :

Dans le cas du Campanien du Chaînon de Saint Chinian, les dépôts de pisolithes que je montre ont été enfouis rapidement, emportant avec eux leur matière organique. Alors il faut des indices d'enfouissement rapide, taux de sédimentation élevés etc...

 

Tout le Fe++ qui circule dans le milieu est alors piégé au niveau des zones de production de l'H2S => précipitation de FeS dans les pisolithes mais non dans leur encaissant qui est dépourvu de matière organique. Est-ce qu'on ne devrait pas voir des sulfures totalement ou en partie pseudomorphosés en oxydes ?

 

Ces ions SO4-- provenaient, non de la mer, mais des évaporites du Trias, avec lequel le Campanien est souvent en contact dans le Chaînon de Saint Chinian. Mais quelle était la situation au Campanien ? Le c6 est-il transgressif sur le Trias (qui n'affleure que dans les combes anticlinales) ? Les cargneules qu'on peut observer dans les dolomies hettangiennes sont localisées près des zones de faille ; c'est-à-dire que les fluides riches en SO42- ont besoin des canaux engendrés par la tectonique pour circuler dans la pile sédimentaire, il ne diffusent pas à travers les roches.

 

C'est mieux quand l'interprétation s'accompagne d'un peu d'argumentation. :sourire:

Et pour ma question sur les stromatos, parce que les oncolites peuvent ne pas être biogènes...?

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c'est-à-dire que les fluides riches en SO42- ont besoin des canaux engendrés par la tectonique pour circuler dans la pile sédimentaire, il ne diffusent pas à travers les roches.

 

On se pose le même genre de question

en revanche, pour la circulation des fluides, pas d'obligation de fracturation, mais ça aide. Tout dépend de la mobilité (cimentation, textures.., porosité, perméabilité, on ne peut pas généraliser), de la pression appliquée. Sujet pétrophysique objet de nombreuses observations, analyses, mesures et études.

 

en hydrogéologie par ex les pompages d'essai (avec 1 ou plusieurs piezometres situés à distance) déterminent la qualité des réservoirs aquifères et on détermine si il sera exploitable. Le principe fonctionne quelque soit la teneur en sulfates !

 

Y a t-il des sulfates sur cet échantillon STR ou juste de la calcite ?

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J'y ai mis de la bonne volonté ; vous ne le voyez pas mais ces clichés datent de 2012, et en cinq ans, il m'en passe des cailloux dans les mains.

Heureusement que je suis ordonné et méticuleux, mais il y a quand même des limites !

Donc, durant deux heures j'ai cherché, d'abord au grenier, puis ensuite à la cave, pour ensuite penser à regarder dans ce qui était encore à archiver une fois classé.

Et là ; miracle, dans le premier carton ouvert, j'ai trouvé ce que je cherchais.

J'en ai profité pour le mesurer : 3.3 centimètres dans sa plus grande dimension.

Test à l'HCl / positif +++, la plus grande partie de ce qui est blanc est, comme je le pensais, de la calcite.

A la loupe x10 :

- il y a en plus de petits cristaux incolores, difficile a voir, mais je penche pour du quartz

-il y a aussi d'autres cristaux de même taille, mais de couleur miel ; peut-être du gypse, a confirmer à la binoculaire ou au microscope, mais cela prendra un peu plus de temps ...

-sur la partie ferrugineuse du pisolithe, je pense qu'il y a aussi de toutes petites pseudomorphoses de cristaux de pyrite en composé du fer ferrique ; à confirmer aussi à la binoculaire ou au microscope.

-Les tout petits points noirs que l'on voit en quantité à la surface de la calcite sont des habitants : des lichens en boule qui perforent leur substrat calcaire, ils seront virés cette nuit par un traitement adéquat.

 

Voila voila.

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  • 2 weeks later...

J'ai fini de réunir tous les éléments afin de tenter de répondre aux questions de Lucailloux et Next50MY.

Allons-y.

 

 

Le 26/07/2017 à 12:35, Lucailloux a dit :

La tectonique pyrénéenne, la présence de bancs d'argile entre ces bancs d'oncoïdes, et les dépôts d'évaporites triasiques souvent présents en profondeur, ont engendré de nombreuse fractures dans ces bancs. ??

 

- "La tectonique pyrénéenne" : il suffit de regarder la carte.

Campanien en vert amande, Hettangien en mauve pâle, Trias en orange.

Les "écailles", orientées Ouest,Sud-Ouest / Est,Nord-Est se succèdent, en bas à gauche.

En bas à droite, le Campanien forme de petits affleurements.

C'est tout cassé !

Pas étonnant qu'il y ait autant de fractures/fissures/failles.

 

1.thumb.jpg.3609afff582dee1745b5f2ca8adff5c6.jpg

 

 

 

- "La présence de bancs d'argile entre ces bancs d'oncoïdes".

En fait, dans tout le Campanien du Chaînon de Saint Chinian, il existe des dépôts d'argile, et pas simplement entre les bancs d'oncoïdes.

Et l'argile, ça gonfle quand c'est humide, et ça se rétracte quand ça sèche.

Voir : http://www.geoforum.fr/topic/8912-bauxites-tout-ce-qui-sy-rapporte/?do=findComment&comment=609331

 

2.thumb.jpg.a06f249326ef14428c9f6da88366af53.jpg 

 

 

 

- "les dépôts d'évaporites triassiques souvent présents en profondeur".

Là aussi il suffit de regarder la carte, et en particulier à quoi ressemble les "écailles".

Et puis, du Trias qui affleure, même parfois au contact du Campanien, il y en a.

Et dans le Trias, des évaporites, du gypse, il y en a.

Mais, bien sûr, je ne fais pas un forage à l'aplomb de chaque caillou que je rencontre ...

Première image, lapiaz dans un banc d'évaporites triassiques du chaînon.

Deuxième image, toujours dans le secteur : les évaporites, sous pression, elles deviennent plastique.

Dans les conditions de formation des écailles du Chaînon de Saint Chinian, soumis à des contraintes identiques, les bancs gréseux et calcaire se fracturent, se fissurent, se faillent, les bancs d'argile et de marnes plient, et les bancs d'évaporites fluent.  

 

598b01b18e655_3Lapiaz_vaporites_Trias.thumb.jpg.f1e5d4fa5c01b48cac2da50caa0f1617.jpg

 

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Le 26/07/2017 à 12:35, Lucailloux a dit :

Les plus anciennes sont minéralisées par de le calcite, tandis que les plus récentes continuent de s'ouvrir et, à terme, entraîneront le démantèlement des bancs. Il faudrait déjà distinguer la fracturation diagénétique de celle tectonique... Puis les bancs seront détruits par l'érosion bien avant d'être disloqués par la tectonique ; les phases paroxysmales datent de l'Éocène, aujourd'hui c'est très peu actif.

 

Là ça devient très compliqué.

Le plus évident : quand une fissure ou faille séparant deux compartiments n'est pas minéralisée, c'est de l'actuel, c'est l'érosion qui démantèle tout ce qui se trouve à proximité de la surface.

Du moins, en principe ...

Quand une fracture/fissure/faille est minéralisée, c'est ancien.

Mais comment savoir de quand ça date ?

Il est des cas, là aussi, évidents : quand ça se recoupe ; mais malheureusement, la datation n'est que relative.

Et puis, des fractures/fissures/failles peuvent rejouer à des époques successives.

Bref, c'est compliqué, mais il ne faut pas oublier que l'on peut avoir de la chance ...

Une petite image d'un bloc de calcaire à oncoïdes montrant une belle fissure minéralisée par de la calcite. 

 

598b02ec6ba65_5Campanien.thumb.jpg.9d966a8d8c0a07e506a549d66faa3ae6.jpg

 

 

 

Le 26/07/2017 à 12:35, Lucailloux a dit :

Dans le cas du Campanien du Chaînon de Saint Chinian, les dépôts de pisolithes que je montre ont été enfouis rapidement, emportant avec eux leur matière organique. Alors il faut des indices d'enfouissement rapide, taux de sédimentation élevés etc...

 

Quelques éléments ...

Tout le Campanien du Chaînon de Saint Chinian est constitué de dépôts fluvio-lacustres et de plaine d'innondation.

Les dépôts fluviatiles sont facilement reconnaissables : ce sont de empilements de bancs ou de lentilles de grès et de conglomérats dont la puissance varie généralement du décimètre au mètre.

Ces bancs sont séparés par des dépôts de matériaux de granulométrie plus fine, argiles et limons, qui ont sédimenté en fin de crue.

Il est facile de voir que chaque banc de grès et conglomérats s'est déposé en un seul événement, lors d'une sorte d'épisode cévenol du Campanien.

Vu l'abondance de la faune et de la flore, et la présence de troupeaux de grands herbivores, il de fait aucun doute pour moi que les précipitations exceptionnelles qui ont entraîné la formation de ces bancs de grès et de conglomérats se produisaient, en fait, assez fréquemment ; sans doute annuellement.  

Si mon point de vue est le bon, c'est un bon indice d'un taux de sédimentation élevé.

Pour illustrer mon propos, un cas un peu extrême;

Ce dépôt s'est sans doute formé en une seule fois et la taille des galets est impressionnante.

Et le galet cassé en deux qui s'est immobilisé en bas de l'escarpement présente tout un ensemble de fractures consolidées qui raconte un épisode de son histoire. 

 

598b03cdbccba_6Campanien_conglomrat.thumb.jpg.bf497353429fc58d9d57bd6c4caf14bd.jpg

 

598b042959bb4_7Campanien_galet_grs.thumb.jpg.9446b2482669df467495b2b7afe74f6c.jpg

 

 

 

Le 26/07/2017 à 12:35, Lucailloux a dit :

Ces ions SO4-- provenaient, non de la mer, mais des évaporites du Trias, avec lequel le Campanien est souvent en contact dans le Chaînon de Saint Chinian. Mais quelle était la situation au Campanien ? Le c6 est-il transgressif sur le Trias (qui n'affleure que dans les combes anticlinales) ? Les cargneules qu'on peut observer dans les dolomies hettangiennes sont localisées près des zones de faille ; c'est-à-dire que les fluides riches en SO42- ont besoin des canaux engendrés par la tectonique pour circuler dans la pile sédimentaire, il ne diffusent pas à travers les roches.

 

Ma conviction est qu'une partie des évaporites du Trias a migré dans le Campanien, sans doute lors de la mise en place des écailles et de la structuration du Chaînon de Saint Chinian.

Durant cette phase tectonique, les contraintes exercées sur les roches ont du être très fortes, mais comme  cela ne s'est pas produit profondément, il n'a bien évidemment jamais été question de métamorphisme.

Par contre, cela a été bien suffisant pour faire migrer des sels comme le gypse, soit par fluage, soit par transport sous forme dissoute dans des fluides.

Quelques exemples rencontrés en différents endroits ...

 

Premier exemple : gypse ayant rempli les fentes de dessiccation d'une argile du Campanien  ( images déja montrées sur ce forum ).

Ne me demandez pas comment cela a bien pu être possible, car je ne le sais pas.

 

598b04c38eebd_8Campanien_fentes_de_dessication_gypse.thumb.jpg.05783cff677cd48da2b5f5649a98bffa.jpg

 

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Deuxième exemple : morceau de bois fossile du Campanien présentant une fissure comblée par du gypse fibreux de couleur rose.

Clic sur la première image puis sur "taille totale" = plus de détails.

La largeur de la deuxième image est de 1.25 millimètres

 

598b05eaed1dd_10Campanien_bois_fossile.thumb.jpg.f349e9ba337da17b4225bba58951053d.jpg

 

598b0662ac410_11gypse_bois_fossile_Campanien.thumb.JPG.e1d646934865d539ab9e3d47c6de7a41.JPG

 

 

 

Troisième exemple : faille dans un banc de grès contenant quelques oncoïdes.

En contact avec les deux compartiments, deux couches grises de ce qui me semble être un minéral argileux lithifié.

Séparant ces deux couches grises, au centre, une couche de gypse très blanc, facilement reconnaissable à son aspect.  

 

598b06bfacea8_12Campanien_grs_oncoides.thumb.jpg.14e3d94d20883599aa9ca6baf5cc2d69.jpg

 

598b0726ec963_13gypse_Campanien.thumb.jpg.a7bd4079d13ae18adf34343237458063.jpg

 

 

 

Prochain message : tout ce que le microscope peut révéler sur un pisolithe du Campanien coupé en deux hémisphères séparés par une faille minéralisée ...

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Le 11/01/2016 à 15:31, jean francois06 a dit :

Une manie, on me disait: "arrête de regarder par terre", mais je regardais parterre. Pensionnaires, le mercredi après-midi, nous montions à la chapelle de Saint-Vincent, à Digne. Et par terre, il y avait des étoiles, des tubes d'étoiles, on s'en mettait plein les poches, de l'autre côté du versant, dans la descente des "queues de rats", plein de "queues de rats". Curieux, on s'informe, et on frime "c'est pas des queues de rats, c'est des rostres de bélemnites !" De ces premiers cailloux, il ne reste traces, la vie en pensionnat est difficilement compatible avec l'accumulation de cailloux.

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 Tu étais ou comme pensionnat ? Le sacré Coeur ? Moi j'étais au Gassendi.

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