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L'ambre & les résines fossiles

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L'AMBRE ET LES RESINES FOSSILES

QUELQUES PRECISIONS

L’ambre.

En fait, ce terme désigne deux substances tout à fait différentes, bien que synonymes.

Eliminons tout de suite l’une d’elle qui ne concerne pas ce sujet : l’ambre gris, ou ambre proprement dit, est un matière ayant la consistance de la cire et une couleur cendrée, parsemée de taches jaunes ou noirâtres, qui répand une odeur très particulière, assez tenace, bien que certaines personnes la trouvent suave. Il s’agit de concrétion intestinale produite par quelques cétacés, dont le cachalot.

Quant à l’ambre jaune, ou ambre de la Baltique, elle est la plus populaire des résines fossiles, car, dans notre culture occidentale, la plus anciennement connue, échangée, travaillée.

La précision est du reste importante, et l’adjectif indispensable si l’on s’en rapporte au Journal Officiel (1à janvier 1873).

Le nom, vient de l’Arabe « Al Ambar » probablement par l’intermédiaire du latin médiéval « Amba » ou « Ambra » (Ixe siècle). En Anglais et en Espagnol « Ambar » en Italien « Ambra », en Allemand « Berstein » en remplacement de « Brennstein », la « pierre qui brûle ».

Mais ce n’est qu’une espèce parmi les résines fossiles bien que son nom serve souvent à désigner toutes les autres.

PROPRIETES PHYSIQUES

Il s’agit d’un corps amorphe, ce qui a été mis en évidence par Rhinne à l’aide de rayons X, qui se présente sous forme d’agrégats réniformes, guttiformes, tuberculés, plus ou moins aplatis. On en connaît de toutes les tailles, et par, exemple, le musée de Humbolt de Berlin en conserve un bloc pesant 8 kg, et en 1694 on en a exporté un morceau de 91 kg en Irlande.

Une croûte d’altération le recouvre en général, assez mince s’il est dans les « terres bleues », rougeâtre à rouge et plus épaisses dans les terrains diluviaux, absente pour les échantillons rejetés et polis par la mer.

Dureté : selon l’échelle de Mohs, de 2 à 2,5. Il ne se raye pas à l’ongle mais au couteau.

Densité : elle varie de 1,03 à 1,09, avec un maximum de 1,30. Il peut donc flotter sur l’eau salée de la mer dont la densité est de 1,12 à 1,14 à 20°C.

Couleur : jaune d’or, clair à foncé, à brun-rouge, à veines brunes, blanchâtre, très rarement bleu, noir, verdâtre.

Ce n’est donc pas une propriété constante. Elle fonce par altération (oxydation), et la surface, exposée, se recouvre d’un maillage de fissures, prenant une couleur rouge-brun foncé.

L’ambre jaune, opaque ou blanc a une structure mousse

- Trait : incolore à blanc

- Eclat : résineux, gras

- Transparence : transparent à translucide. Si seulement 30% des échantillons baltes sont transparents, 70% des échantillons de Saint-Domingue jouissent de cette qualité.

Au microscope apparaissent des milliers de petites bulles d’air prisonnières de gouttes d’eau, et ce par centimètre-cube, qui lui confèrent un aspect chatoyant. On voit aussi de petites fissures circulaires. Des voiles d’impuretés peuvent les troubler, ainsi que des restes de liquides cellulosiques émulsionnés.

La grosseur des bulles le rend mousseux, non polissable et il sert alors à fabriquer des vernis. S’il n’en contient pas, ou très peu, il est fin. S’il les bulles sont bien reparties et de dimensions moyenne, il est dit « bâtard ».

- Cassure : grossièrement conchoïdale, parfois esquilleuse.

- Ténacité : fragile, se casse assez facilement

- Clivage : aucun

- Fluorescence : assez rare mais elle exciste

- Bon isolant électrique. Frotté avec un tissu., il se charge en électricité négative et capte des particules légères tirant de là son ancien nom de « Karabé » ou « Garabé » qui signifie « tire-paille ».

Il brûle à 400 °C avec une flamme claire en répandant une odeur pénétrante d’encens, dégageant de l’eau et une essence volatile composée d’hydrocarbures.

Il se ramollit vers 160-170 °C et fond entre 250 et 400 °C selon les variétés, donnant une huile et un résidu noirâtre, vitreux, jaune-brun, à fluorescence verte appelé collophane ou « pin d’ambre ».

A froid il est insoluble dans l’eau, dans l’alcool éthylique, le chloroforme, mais réduit en poudre fine, il se solubilise dans l’acide sulfurique concentré.

A suivre...

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Guest ndt

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Fleur dans l'ambre

L'AMBRE ET LES RESINES FOSSILES

GISEMENTS & VARIETES DE RESINES FOSSILES

Actuellement on connaît de multiples gisements d’ambre de par le monde, surtout dans les régions chaudes et tempérées nord, datés depuis le Carbonifère jusqu’au Pliocène.

Bien que les conifères existent depuis le Carbonifère c’est surtout au Jurassique qu’ils se sont répandus et diversifiés : sapins, épicéas, pins, mélèzes, cèdres,… pour constituer de vaste forêts.

On recense environ soixante variétés de résines fossiles qui se distinguent par leurs propriétés physico-chimiques et qui se répartissent en deux groupes : les succinites, ou résines compactes, et les rétinites, se différenciant par la quantité d’acide succinique contenu.

FRANCE

On peut citer de tout petits gisements d’âge divers et sans inclusion, dans le département de l’Aisne, aux environs de Gisors (Eure), à Auteuil (banlieue de Paris), à Saint-Pollet (Gard), près de Forcalquier (Alpes de Haute-Provence).

Un gîte sis sur la colline des Allingues, près de Thonon (Haute-Savoie) à aujourd’hui disparu.

Dans l’argile de la carrière disparue de La Touche, près d’Arpenty, on trouvait des lentilles de lignite contenant de tout petits morceaux d’ambre jaune, vestiges des forêts de carbonifères des bordures des lacs sparnaciens de l’Eocène.

Selon Lacroix (Minéralogie de la France) il n’y a pas de véritable ambre chez nous, bien qu’il publie des analyses d’échantillons provenant de Briollay (Maine-et-Loire), de Saint-Lon (Landes), de Villers-en-Pragères (Aisne), de Meudon.

POLOGNE

Outre les plages où on le retrouve, le fond de la mer où on va le pêcher, on l’extrait de trous pouvant atteindre 1é à 15 mètres de profondeur dans lesquels on envoi de l’eau sous pression pour remonter le sable le contenant.

Ce sont les plages de Gdansk-Stogi, les dépôts de la péninsule de Sambia qui sont les plus riches, et, outre la succinite, ils contiennent 3 à 4% d’autres résines fossilisées comme de la gédanite (du latin « Gedania » pour Gdansk, plus cassante et de structure chimique différente), la stantiénite (noire brillante, fragile), la beckérite (brune, opaque, infusible, tenace) dont les noms dérivent de la célèbre firme qui les exploitait, la glessite (brune avec des structurer cellulaires et nodules microscopiques).

DANEMARK

Sur la côte occidentale du Jutland.

ALLEMAGNE

En Prusse orientale, dans les terres, dans le sud, le long des rivières Ouralef et Pichnitea, dans le Bitterfeld près de halle. On citait la neudorfitte (de Neudorf, en Pologne depuis 1945) la siegburgite (de Siegburg, ville de Rhénanie), la walchovite (de Walchow).

ROYAUME-UNIS

En Angleterre, dans des argiles bleues, à Highgate, près de Londres, ambre jaune-brun, très fragile, fondant facilement nommé copaline.

En Ecosse, dans le Lothian, on trouve une sorte de résine fossile, la bathvillite.

ROUMANIE

La Roumanie contient 1 à 3% d’acide succinique.

BELGIQUE

Quelques gisements secondaires dans le Hainaut.

ESPAGNE

Gîte d’Oviedo, mais l’ambre ne contient pas d’acide succinique.

ITALIE

En Sicile, dans une formation arénacée du Miocène qui affleure dans la vallée du fleuve Salso, à Simeto (la simétite) avec 4% d’acide succinique. Cette variété de couleur brune, contient souvent un hyménoptère Melinopaytes succini qui fut répandu dans toute l’Europe.

Dans les Appenins romains, à Scanello Loiano, le long du fleuve Savio, on trouve de petites quantités d’ambres contenant 0,4% d’acide succinique.

AUTRICHE

De vieilles résines fossiles formées au Trias il y a 225 à 230 millions d’années sont répertoriées.

MEXIQUE

Dans le Chiapas central, dans la région de Simojovel, au sud du pays, on trouve de l’ambre dans les coupes de terrains, le long des rivières.

Il fut employé comme ornements dès l’époque précolombienne. Tzinacaltan était un centre commercial actif.

Il est daté de l’Oligocène et du Miocène inférieur et contient de nombreux restes d’aniamux mais peu de débrtis végétaux. Un climat tropical devait régner lors de sa production et on a reconnu 24 espèces d’arbres dont 12 conifères.

SAINT-DOMINQUE

La redécouverte des gisements de ce pays vers 1960, alors que la production européenne du fait du contrôle soviétique baissait, lui a donné un regain d’intérêt.

Clarté et indice de réfraction plus élevés que pour l’ambre balte en font un matériau de joaillerie apprécié. Il est presque toujours transparent, sa couleur variant du jaune clair, presque blanc, au rouge-brun, vert-olive et au bleu, inconnu ailleurs. En fait, il est fluorescent dans cette couleur si on le soumet directement à la lumière fluorescente sans que l’on connaisse la raison de cette propriété, alors qu’il apparaît jaune-brun si on l’éclair par derrière.

Il a été connu par les Espagnols et, ironie du sort, Christophe Colomb, quand il accosta, remit au chef local Taino des colliers d’ambre poli de la Baltique ! On oublia ce matériau au fil des ans, préférant chercher de l’or.

Un artisanat local s’est développé autour de l’ambre et une loi de 1979 interdit l’exportation s’il n’a pas été travaillé sur place.

Dans la région de Cumba, il a été daté de 30 millions d’années. On en connaît aussi à El Valle et à Bayaguana et il proviendrait d’une légumineuse Hymenea,arbre qui subsiste sous forme « d’algarrobo ».

Autour de Cumbre se répartissent plusieurs exploitations : Palo Alto, Palo Quemado, La Toca, La Bucara, Los Cacaos… C’est une zone montagneuse s’étendant entre Puerto Plata et Santiago et les nodules sont inclus dans des lignites interstratifiés dans les grès, dépôts marins à l’origine, mobilisés par l’orogenèse. On exploite en « squatter » sur les terres de l’Etat, mais il y a aussi des propriétés privées. On le sort à la main, au burin, en creusant des trous dans les falaises ou en forant des puits pour suivre les couches. Ces zones sont dans des sites isolés, accessibles à pied, et les ouvriers, qui récoltent aussi le café, n’y travaillent que durant une partie de l’année.

La région de El Valle et de Bayaguana produisent des pierres moins dures, difficiles à polir, façonnées et vendues sur place, peu exportées, il en va de même pour une vingtaine d’autres lieux d’extraction.

LIBAN

A Djezin, dans le sud, ambre daté de 125 millions d’année (Néocomien).

CANADA

Important gisement du Crétacé au Manitoba.

USA

Dans la région atlantique sur la côte arctique de l’Alaska, contenant peu d’acide succinique et fondant à 250-290°C.

CHINE

Gîte à Funshun (Liaoning).

BIRMANIE

A Hukawang dans la vallée du Hukung où il est plus rouge et plus dur que celui de la Baltique (birmanite).

AUSTRALIE

On y trouve la tasmanite avec 5% d’acide succinite.

NOUVELLE-ZELANDE

La variété de ce pays est l’ambarite ou l’ambrite.

On relève dans la littérature la trinkérite, la jédanite (couleur rougeâtre, transparente), l’allingite (qui fond à 300°C), la cédarite, l’ajkaite, la schraufite, la rhosthornite, la kéflachite, la plafféïote, la bastérite.

Merci, BDCIron & Cumengeite, pour vos réponses.

A suivre...

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Guest ndt

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Pseudoscorpion

L'AMBRE ET LES RESINES FOSSILES

INCLUSIONS 1/2

L’ambre est surtout connu pour ses inclusions diverses et innombrables.

Celles-ci ayant retenu l’attention dès l’origine furent figurées très précocement comme par M. Mercati (1717) ou Schreuchzer (1723).

L’université de Könisberg possède une collection de 70.000 échantillons de la Baltique avec inclusions dont 93% d’insectes qui fut étudiée par les allemands G.C. Brendt Sr., J-Chr. Aycke, H.R. Goeppert, H. Conwentz, qui publièrent de magnifiques ouvrages illustrés. En 1924, Kjell Ander l’a entièrement revue. On l’a cru perdue au cours de la seconde guerre mondiale mais elle a été retrouvée à Berlin.

Plusieurs catalogues ont été dressés, les super-ordres et les ordres tant animaux que végétaux variant en importance avec les auteurs.

On y trouve donc surtout des insectes, à tous les stades de leur développement, de leur vie, l’un d’eux (Medeteras, insecte parcourant les troncs en se cachant dans les fissures de l’écorce) en train de pondre, en tout plus de 2.000 espèces pour l’ambre balte, dont des Aptérygogènes, des Paléoptères, des Orthoptères (110 espèces de blattes, sauterelles, grillons, phasmes, mantes,…), des Archiptères (termites, libellules,…) des Hémiptères (Cigales,…), des Névroptères (152 espèces), des Coléoptères xylophages, phytophages, des Hyménoptères (guêpes, la première abeille identifiée en 1831, 49 espèces de fourmis), des Lépidoptères, de nombreux Diptères.

Il peut s’agir d’ailes isolées ou de fragments d’aile mais aussi d’arachnides (trois ordres et 200 espèces d’araignées, de scorpions, d’acariens), de vers (nématodes), d’escargots (8 espèces), de myriapodes de la famille de Syniphyla, de cloportes,…

Ajoutons des spores, des bactéries, des champignons (environ 15 espèces) des hépatiques, des mousses, des pollens, des algues, une espèce de lichen, des fougères, des herbes (2 espèces), des débris végétaux, comme des fragments de feuilles, de bois travaillé par des xylophages,…

Pour la région balte on a isolé 225 espèces végétales, dont 37 de conifères, 7 de monocotylédones, 94 de dicotylédones, certaines de celles-ci ayant disparu d’Europe, bien qu’existant encore au Japon, en Chine,… (laurier rose, camphrier, magnolia, nénuphar,…).

On signale des inclusions plus difficiles à expliquer :

- organismes d’eau douce (tétards de grenouilles, poissons,…) ,

- des animaux d’origine marine (corail, bras d’étoile de mer, coquilles de moules, un poisson,

- des gouttes d’eau,

- des incrustations de pyrite (une solution de sulfate de fer a du s’infiltrer dans les bulles communiquant avec la surface et se transformer avec le temps),

- des structures octogonales tout à fait inconnues.

Bizafossiles72, l’article n’est pas moi, il est la somme d’informations consultées.

Mon truc est, et c’est facile à deviner, les poissons et pour le coup j’ai déjà eu la chance de faire un article publié.

A suivre...

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bonsoir,

tu dis...enfin tu rapportes ce que dit lacroix: "Selon Lacroix (Minéralogie de la France) il n’y a pas de véritable ambre chez nous,"

qu'entends-il par "pas de véritable ambre" ? peut -être aurait-il fallu commencer par définir ce qu'est l'ambre, par quoi il se définit par rapport au copal par exemple! je salue ta démarche, car perso je m'intéressais à l'ambre il y a de ça quelques années mais depuis je me passionne...(achat de bino, et une quizaine d'ambres pour l'instant :lasse:....

si je peux apporter ma petite contribution, je vais rapporter aussi ce que dis Eric geirnaert dans son ouvrage "L'ambre: miel de fortune et mémoire de vie": en résumé il est souvent affirmé ce qui distingue l'ambre du copal c'est l'âge, le copal serait plus jeune! hors cela est faux, ce qui les distingue c'est l'affinité botanique, l'ambre provient de pins alors que le copal de légumineuse.De plus les plus anciennes sécrétions de copal dates de 230M.A ce sont des copalites trouvées en Autriche & en Allemagne.

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Guest ndt

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L'AMBRE ET LES RESINES FOSSILES

INCLUSIONS 2/2

L’ambre dominicain, beaucoup plus transparent que l’ambre balte (indice de réfraction de 1,54) facilite l’observation microscopique des inclusions après immersion dans le benzoate de benzol, mais elles restent des raretés, de l’ordre d’une unité parfaite pour 1.000 échantillons extraits.

Là encore on peut admirer des animaux en train de voler, ailes déployées, transportant leur proie, copulant, se combattant, mais aussi des larves, des coquilles d’escargots (2mm de diamètres), sans oublier les inclusions végétales (mousses, lichens, orchidées miniatures, pollens,…).

Notons, parmi ce foisonnement de vie, un mille-pattes de la famille des Stemmiulidae avec trois grandes antennes, un pseudoscorpion se servant d’un cafard pour se faire transporter, un cafard de 14 cm de longueur, deux moustiques accouplés, une araignée capturant une guêpe, une mante religieuse qui vient de saisir une mouche, des cadavres dans une toile d’araignée, une fourmi agrippée au chapeau d’un champignon, de petits diptères (mouches, moustiques) et des gros (abeille sans aiguillon), des termites, des scarabées perforateurs de bois, des lépidoptères,… et plus rarement des lucioles, des phasmes, des sauterelles, des libellules, des puces, des tiques, des vers.

Beaucoup de ces bestioles sont microscopiques et le voisinage d’espèces vivant rarement ensemble, exceptionnel, suscite des questions.

L’intérêt de ces fossiles vient de ce qu’ils sont en trois dimensions, c’est-à-dire non écrasés comme habituellement dans les roches sédimentaires. On a répertorié des dizaines de milliers d’espèces regroupées en quelques 130 familles.

L’animal devait se débattre en mourant, et il se trouve en général près de la surface, le long de fractures, rarement au entre.

Certaines espèces ne se distinguent que fort peu des actuelles s’agissant d’une faune particulière d’une forêt à conifères dominants, et elles sont proches parents des animaux contemporains.

Les animaux sont bien conservés avec leurs organes internes non altérés (poumons, glandes à venin, cellules optiques,…) et l’on n’a pas trouvé de réelle explication tout a fait convaincante pour l’expliquer.

L’analyse de l’air contenu dans les bulles n’est pas sans intérêt. Grâce au spectromètre de masse on connaît la composition de l’atmosphère entourant la Terre il y a 45 millions d’années : on suppose qu’il y a quelques 50 millions d’années des chutes de météorites provoquèrent d’immenses incendies qui ont ravagé toute la surface terrestre, et les cendres entraînées dans l’air causèrent un « hiver atomique », la proportion d’oxygène ayant du se réduire de 32 à 21%.

Enfin, on a aussi reconnu des gouttes de pluie, d’eau, des inclusions à «trois stades » : un grain de sable dans une goutte d’eau dans la résine fossile.

Notons enfin qu’à côté des inclusions existent aussi des empreintes très instructives, comme le moulage en creux des structures de l’écorce des arbres, de cavités internes du tronc, parfois des anneaux de croissance par infiltration dans une fissure, avec des détails saisissants.

La variété bleue ne contient pour ainsi dire aucune inclusion sans que l’on sache pourquoi.

Penspart, très franchement je ne saurais répondre à la place de Lacroix. Aussi, essaie d’obtenir le « Minéralogie de la France », tome IV, page 640.

A suivre...

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il y a fossilisation quand il y substitution de matière à une autre..hors dans le cas de l'ambre elle garde sa matière originelle, donc c'est pas un fossile au sens propre..cependant il est souvent utilisé dans le langage courant à tort ...mais utilisé.

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petit malin và..suis su r que tu connais la réponse siffler.gif

non ce n'est pas un fossile wink.gif

Ce n'est peut-être pas un fossile, mais ça nous dérange pas de la rajouter dans notre collection :triste::super::surpris:

raton53

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Tiens Nils m'a dit que oui!

Non je suis un gros malin ;)

Ce n'est peut-être pas un fossile, mais ça nous dérange pas de la rajouter dans notre collection :triste::super::surpris:

raton53

et c'est sûrement pas moi qui va te contredire :super:

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Lorsque l'on parle des résines fossiles, on tombe vite dans le piège assez fou de vouloir dresser un inventaire des découvertes. Je dis piège, car, très souvent les auteurs ont inventé des mots ou appliqué le simple nom de la localité aux découvertes qui, sans autres affinités botaniques, ont alors autant de noms que de désignations de sites...

Complément au message #4 qui évoque la Copaline.

En Angleterre, dans des argiles bleues d'Highgate (un quartier de Londres du district de Camden) une résine tendre et fragile, fondant facilement, a été nommée copaline en 1924… La copaline (ou Highgate Amber) est évidemment un nom générique, un nom spécifique, inventée par M. Williamson (page 192 du magazine Geological N°61, 1924) pour désigner une résine angiosperme mal définie ressemblant à de l'ambre (An ill-defined resin, resembling amber) trouvée à Londres.

Geo. C. Williamson, 1924, Highgate Amber. Geological Magazine, 61, pp 192-192.

Avec 70 types différents dans une cinquantaine de pays, on peut compter aisément une centaine de noms vernaculaires français pour les résines indurées. Ce sont souvent des noms inventés ou noms vernaculaires utilisés essentiellement dans le pays ou la région d'origine.

La copaline ne désigne que la découverte d'Highgate et ne s'applique nullement aux matériaux semblables trouvés ailleurs.

Donnons d'autres exemples :

- La keflachite (ou Köflachite), une résine mal définie, ressemblant à l'ambre, a été désignée ainsi par Maria Lankowitz durant l'examen d'un dépôt de lignite de Köflach (en Styrie le cœur vert de l'Autriche).

- La jaulingite est une résine trouvée à Jauling en Autriche.

- La Chemawinite (B. J. Harrington, 1891), ou, la Cedarite (R. Klebs, 1897) est localisée au lac Cedar (Manitoba) Canada.

- L' allingite est le nom de la résine fossile trouvée dans les carrières d'Allinges en Haute Savoie...

Et, le sujet se complique encore, car les noms vernaculaires (plus ou moins connus) ont forcément leurs correspondances étrangères qui portent à confusions, donnons l'exemple du matériel de la Nouvelle-zélande : Ambrite (en français) et Amberlite ou amberite (en anglais).

Roumanite, schraufite, aikaïte, ajkaite, aikait, burmit, bursztyn baltycki, bursztyn dominikanski,...

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Fleur dans l'ambre

L'AMBRE ET LES RESINES FOSSILES

GISEMENTS & VARIETES DE RESINES FOSSILES

Actuellement on connaît de multiples gisements d’ambre de par le monde, surtout dans les régions chaudes et tempérées nord, datés depuis le Carbonifère jusqu’au Pliocène.

Bien que les conifères existent depuis le Carbonifère c’est surtout au Jurassique qu’ils se sont répandus et diversifiés : sapins, épicéas, pins, mélèzes, cèdres,… pour constituer de vaste forêts.

On recense environ soixante variétés de résines fossiles qui se distinguent par leurs propriétés physico-chimiques et qui se répartissent en deux groupes : les succinites, ou résines compactes, et les rétinites, se différenciant par la quantité d’acide succinique contenu.

FRANCE

On peut citer de tout petits gisements d’âge divers et sans inclusion, dans le département de l’Aisne, aux environs de Gisors (Eure), à Auteuil (banlieue de Paris), à Saint-Pollet (Gard), près de Forcalquier (Alpes de Haute-Provence).

Un gîte sis sur la colline des Allingues, près de Thonon (Haute-Savoie) à aujourd’hui disparu.

Dans l’argile de la carrière disparue de La Touche, près d’Arpenty, on trouvait des lentilles de lignite contenant de tout petits morceaux d’ambre jaune, vestiges des forêts de carbonifères des bordures des lacs sparnaciens de l’Eocène.

Selon Lacroix (Minéralogie de la France) il n’y a pas de véritable ambre chez nous, bien qu’il publie des analyses d’échantillons provenant de Briollay (Maine-et-Loire), de Saint-Lon (Landes), de Villers-en-Pragères (Aisne), de Meudon.

POLOGNE

Outre les plages où on le retrouve, le fond de la mer où on va le pêcher, on l’extrait de trous pouvant atteindre 1é à 15 mètres de profondeur dans lesquels on envoi de l’eau sous pression pour remonter le sable le contenant.

Ce sont les plages de Gdansk-Stogi, les dépôts de la péninsule de Sambia qui sont les plus riches, et, outre la succinite, ils contiennent 3 à 4% d’autres résines fossilisées comme de la gédanite (du latin « Gedania » pour Gdansk, plus cassante et de structure chimique différente), la stantiénite (noire brillante, fragile), la beckérite (brune, opaque, infusible, tenace) dont les noms dérivent de la célèbre firme qui les exploitait, la glessite (brune avec des structurer cellulaires et nodules microscopiques).

DANEMARK

Sur la côte occidentale du Jutland.

ALLEMAGNE

En Prusse orientale, dans les terres, dans le sud, le long des rivières Ouralef et Pichnitea, dans le Bitterfeld près de halle. On citait la neudorfitte (de Neudorf, en Pologne depuis 1945) la siegburgite (de Siegburg, ville de Rhénanie), la walchovite (de Walchow).

ROYAUME-UNIS

En Angleterre, dans des argiles bleues, à Highgate, près de Londres, ambre jaune-brun, très fragile, fondant facilement nommé copaline.

En Ecosse, dans le Lothian, on trouve une sorte de résine fossile, la bathvillite.

ROUMANIE

La Roumanie contient 1 à 3% d’acide succinique.

BELGIQUE

Quelques gisements secondaires dans le Hainaut.

ESPAGNE

Gîte d’Oviedo, mais l’ambre ne contient pas d’acide succinique.

ITALIE

En Sicile, dans une formation arénacée du Miocène qui affleure dans la vallée du fleuve Salso, à Simeto (la simétite) avec 4% d’acide succinique. Cette variété de couleur brune, contient souvent un hyménoptère Melinopaytes succini qui fut répandu dans toute l’Europe.

Dans les Appenins romains, à Scanello Loiano, le long du fleuve Savio, on trouve de petites quantités d’ambres contenant 0,4% d’acide succinique.

AUTRICHE

De vieilles résines fossiles formées au Trias il y a 225 à 230 millions d’années sont répertoriées.

MEXIQUE

Dans le Chiapas central, dans la région de Simojovel, au sud du pays, on trouve de l’ambre dans les coupes de terrains, le long des rivières.

Il fut employé comme ornements dès l’époque précolombienne. Tzinacaltan était un centre commercial actif.

Il est daté de l’Oligocène et du Miocène inférieur et contient de nombreux restes d’aniamux mais peu de débrtis végétaux. Un climat tropical devait régner lors de sa production et on a reconnu 24 espèces d’arbres dont 12 conifères.

SAINT-DOMINQUE

La redécouverte des gisements de ce pays vers 1960, alors que la production européenne du fait du contrôle soviétique baissait, lui a donné un regain d’intérêt.

Clarté et indice de réfraction plus élevés que pour l’ambre balte en font un matériau de joaillerie apprécié. Il est presque toujours transparent, sa couleur variant du jaune clair, presque blanc, au rouge-brun, vert-olive et au bleu, inconnu ailleurs. En fait, il est fluorescent dans cette couleur si on le soumet directement à la lumière fluorescente sans que l’on connaisse la raison de cette propriété, alors qu’il apparaît jaune-brun si on l’éclair par derrière.

Il a été connu par les Espagnols et, ironie du sort, Christophe Colomb, quand il accosta, remit au chef local Taino des colliers d’ambre poli de la Baltique ! On oublia ce matériau au fil des ans, préférant chercher de l’or.

Un artisanat local s’est développé autour de l’ambre et une loi de 1979 interdit l’exportation s’il n’a pas été travaillé sur place.

Dans la région de Cumba, il a été daté de 30 millions d’années. On en connaît aussi à El Valle et à Bayaguana et il proviendrait d’une légumineuse Hymenea,arbre qui subsiste sous forme « d’algarrobo ».

Autour de Cumbre se répartissent plusieurs exploitations : Palo Alto, Palo Quemado, La Toca, La Bucara, Los Cacaos… C’est une zone montagneuse s’étendant entre Puerto Plata et Santiago et les nodules sont inclus dans des lignites interstratifiés dans les grès, dépôts marins à l’origine, mobilisés par l’orogenèse. On exploite en « squatter » sur les terres de l’Etat, mais il y a aussi des propriétés privées. On le sort à la main, au burin, en creusant des trous dans les falaises ou en forant des puits pour suivre les couches. Ces zones sont dans des sites isolés, accessibles à pied, et les ouvriers, qui récoltent aussi le café, n’y travaillent que durant une partie de l’année.

La région de El Valle et de Bayaguana produisent des pierres moins dures, difficiles à polir, façonnées et vendues sur place, peu exportées, il en va de même pour une vingtaine d’autres lieux d’extraction.

LIBAN

A Djezin, dans le sud, ambre daté de 125 millions d’année (Néocomien).

CANADA

Important gisement du Crétacé au Manitoba.

USA

Dans la région atlantique sur la côte arctique de l’Alaska, contenant peu d’acide succinique et fondant à 250-290°C.

CHINE

Gîte à Funshun (Liaoning).

BIRMANIE

A Hukawang dans la vallée du Hukung où il est plus rouge et plus dur que celui de la Baltique (birmanite).

AUSTRALIE

On y trouve la tasmanite avec 5% d’acide succinite.

NOUVELLE-ZELANDE

La variété de ce pays est l’ambarite ou l’ambrite.

On relève dans la littérature la trinkérite, la jédanite (couleur rougeâtre, transparente), l’allingite (qui fond à 300°C), la cédarite, l’ajkaite, la schraufite, la rhosthornite, la kéflachite, la plafféïote, la bastérite.

Merci, BDCIron & Cumengeite, pour vos réponses.

A suivre...

tu est ou? 2 ans après!

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