Géoforum est un forum de géologie, minéralogie, paléontologie, volcanologie et, plus généralement, un site dédié aux Sciences de la Terre et au patrimoine géologique. Les discussions s'organisent dans des espaces spécifiques, il existe un forum géologie, un forum minéraux, un forum fossiles, un forum volcans, etc. Une galerie de photos de minéraux ou de roches, de photos de fossiles, ou encore de sites géologiques ou de volcans permet de partager des albums. Il est possible de publier des offres d'emploi de géologue, ou des demandes d'emploi ou stage de géologues. Venez poser vos questions, partager vos connaissances, vivre votre passion !

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rylce

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    Paléontologie
  1. c'est bien une dent d'Hemipristis serra toute roulée et cassée. mais une supérieure sans crénelures.
  2. Bonjour à tous, Si vous voulez voir notre dernier article sur les minéraux (avec de belles photos!): https://fr.ulule.com/musee-albert-de-lapparent/news/ http://blogs.lasalle-beauvais.fr/musee-de-lapparent/ Soyez curieux!!! Si vous aimez la Géologie...Allez voir notre projet: https://fr.ulule.com/musee-albert-de-lapparent/ Bonne journée à tous L’équipe projet L’équipe du Musée Albert de Lapparent Département Géosciences museedelapparent@unilasalle.fr Institut Polytechnique UniLaSalle 19 rue Pierre Waguet - BP 30313 - F-60026 BEAUVAIS Cedex www.unilasalle.fr Pour nous suivre : Le blog des Sciences de la Terre et de l'Environnement : http://blogs.lasalle-beauvais.fr/musee-de-lapparent/ ; Nous contacter : museedelapparent@unilasalle.fr
  3. Viret (1926) et l'une des publications qui liste et illustre les mammifères de l'Oligocène (et de l'Aquitanien) des Limagnes. Non il n'est pas numérisé mais il est accessible dans les BU
  4. Il faut que tu regardes dans le Viret (1926) tu as tout le détail. Pour les os longs, il faut voir. Oui ça pourrait être du Moschidé mais il y a d'autres Cervidés, voir les travaux de Viret.
  5. Non c'est un astragale de Cervidé indét. Après pour déterminer le nom de genre, il faudrait nous préciser l'âge ou le gisement.
  6. C'est de la tortue terrestre: Testudo sp.
  7. Un nouvel article!!!! Bonne lecture: L’abbé Albert-Félix de Lapparent et les dinosaures européens L’abbé Albert-Félix de Lapparent (1905 - 1975) fut le principal spécialiste français des dinosaures au milieu du XXe siècle. Géologue, paléontologue – fondateur et directeur de l’IGAL (Institut Géologique Albert de Lapparent), du nom de son grand-père) à partir de 1959, et correspondant de l'Académie des sciences – il a publié environ 250 notes et mémoires sur le sujet. Parmi ses recherches, il s’est intéressé aux fossiles de dinosaures sahariens (lire le discours de Philippe Taquet à ce propos) et européens sous toutes leurs formes : os, dents, œufs, empreintes de pattes. Dans le Sud-Est de la France (Provence, Vaucluse, …) Il effectua de nombreuses fouilles dans les séries d’argiles rouges, à la fois pour découvrir de nouvelles espèces de dinosaures mais aussi pour comprendre et caler le passage entre la fin de l’Ere des dinosaures (Crétacé terminal) et le tout début de l’Ere des mammifères (le Cénozoïque). Les fouilles paléontologiques sur le site de Fox-Amphoux (Var) (Photographie : archives Christian Montenat) Un os de dinosaure trouvé à Fox-Amphoux (Var) lors des fouilles menées par L’abbé Albert-Félix de Lapparent (Collections UniLaSalle) Discussion entre L’abbé Albert-Félix de Lapparent et F. M. Bergounioux sur le site paléontologique de Sausset-les-Pins (Bouches-du-Rhône) (Photographie : archives Christian Montenat) Pour compléter ces données françaises, il réalisa en parallèle des fouilles paléontologiques dans la série rouge du Crétacé terminal (Garumnien) des différents bassins sédimentaires des Pyrénées espagnoles (région de Tremp) et de la province de Valence (Espagne). Il y découvrit de très nombreux gisements d’os et de pontes d’œufs, mais aussi plusieurs pistes d’empreintes. Carte de localisation des différents sites à fossiles de dinosaures espagnols explorés par L’abbé Albert-Félix de Lapparent (Xabier Pereda-Suberbiola, José Ignacio Ruiz-Omeñaca, 2012. doi:10.1016/j.crpv.2011.12.005) Une vertèbre de dinosaure carnivore provenant du site paléontologique de Vadillos (Cuenca, Espagne), figurée dans les travaux de L’abbé Albert-Félix de Lapparent (Collections UniLaSalle) Albert-Félix de Lapparent et Christian Montenat (ancien directeur de l’IGAL) furent les premiers à s’intéresser et à détailler le site à empreintes de dinosaures du début du Jurassique (Hettangien) du Veillon (Talmont-Saint Hilaire, Vendée). Un mémoire fut rédigé sur ce sujet et de nombreux échantillons ont été déposés dans nos collections (Institut polytechnique UniLaSalle, site de Beauvais). Couverture du mémoire sur l’étude des empreintes de pas de dinosaures du site du Veillon (Vendée) (Fond documentaire UniLaSalle) L’une des nombreuses empreintes de pattes de dinosaure (Grallator sp., site du Veillon) conservée dans les collections de l’Institut polytechnique UniLaSalle (site de Beauvais) Une reconstitution du site du Veillon à l’Hettangien (Montenat & Bessonnat, 2003) Présentation du site du Veillon par Christian Montenat à un groupe de naturalistes (Viaud & Duclous, 2003) Soyez curieux!!! Si vous aimez la Géologie...Allez voir notre projet: https://fr.ulule.com/musee-albert-de-lapparent/ Bonne journée à tous L’équipe projet L’équipe du Musée Albert de Lapparent Département Géosciences museedelapparent@unilasalle.fr Institut Polytechnique UniLaSalle 19 rue Pierre Waguet - BP 30313 - F-60026 BEAUVAIS Cedex www.unilasalle.fr Pour nous suivre : Le blog des Sciences de la Terre et de l'Environnement : http://blogs.lasalle-beauvais.fr/musee-de-lapparent/ ; Nous contacter : museedelapparent@unilasalle.fr
  8. Il y a plein d'exemples sur le géoforum déjà, souvenez-vous: Le blanc c'est juste de la calcite.
  9. Bah non c'est simplement un rostre de bélemnite qui a été légèrement tordu par la tectonique locale.
  10. Pour ta première dent P3 inf droite de Diaceratherium aurelianense Pour la seconde dent, c'est une P3 sup d de Brachyodus onoideus
  11. si c'est pour les mammifères: Ginsburg & Mornand 1986 mémoire de la SESA n°6. Il y a pleins d'articles sur le net gratuits aussi en pdf.
  12. pour la dent de croco, c'est un Diplocynodon sp. pas Tomistoma. Tomistoma est beaucoup plus gros et son émail est différent (cf. articles sur les crocos des faluns: Antunes, Ginsburg etc...) pour le "sabot" c'est un bout de cuspide d'une dent de mammifère indéterminable. pour l'autre truc à côté c'est un cuspide de dent de Brachyodus Il y a 3 bout de dents d'O. megalodon sur une photo Pour la grosse molaire de ruminant (?) et la dent de rhino, il faut des vues occlusales.
  13. C'est une M1 sup droite d'Andegameryx sp.
  14. Un nouvel article!!!! Bonne lecture: Discours de Philippe Taquet Hommage à Albert-Félix de Lapparent (Samedi 3 décembre 2016) Le samedi 3 décembre 2016, les anciens et les actuels étudiants (ainsi que leurs familles) en géologie de l’Institut Polytechnique UniLaSalle (incluant à présent l’ancien IGAL, Institut Géologique Albert-de-Lapparent) étaient conviés à participer à notre réunion annuelle de « Sainte Barbe ». Comme d’habitude, lors de cet évènement, de nombreuses activités étaient proposées pour illustrer la vie de notre Institut. Après la présentation de notre projet de Musée Virtuel Albert-de-Lapparent (vidéo de présentation du projet, puis le discours de Christian Montenat, ancien directeur de l’IGAL) a eu lieu le traditionnel parrainage des promotions. Cette année, le parrain est Philippe Taquet (membre et ancien Président de l’académie des Sciences. Paléontologue au Museum National d’Histoire Naturelle de Paris). Son discours a débuté par un hommage à Albert-Félix de Lapparent (1905 - 1975, Professeur à l’Institut Catholique de Paris ; titulaire de la Chaire de Géologie; directeur de l'IGAL à partir de sa création en 1959. Nommé Membre correspondant de l'Académie des Sciences en 1971). Je suis venu ici avec plaisir à cette cérémonie festive pour saluer la 79ème promotion d’ingénieur Géologue et la 22ème promotion de Technicien en géologie d’Unilasalle Beauvais. Je sais que votre Institut est né de la fusion de l’Institut Géologique Albert-de-Lapparent et je ne savais pas qu’on allait parler d’un Musée Virtuel Albert-de-Lapparent ! Je voulais justement commencer mon exposé par un hommage à Albert-Félix de Lapparent. En voici quelques images avec son fameux béret qui est très célèbre même aux Etats-Unis. Un ami paléontologue américain a acheté un béret semblable en l’hommage à Albert-Félix de Lapparent. C’est une figure exceptionnelle que fut Albert-Félix de Lapparent que j’ai eu la chance de connaître lorsque j’étais jeune chercheur débutant et qui m’a accueilli avec générosité dans son Institut en m’invitant à consulter sa bibliothèque scientifique. J’ai pu effectuer 3 grands voyages avec lui : 2 dans le Sahara [Niger] en 1966 et un très long voyage aux USA où il avait eu le désir de visiter tous les musées américains et canadiens où on trouvait des restes de dinosaures. Pour ce dernier voyage, il m’avait invité à voyager avec lui et il avait pris l’agence de voyage Cook pour tout organiser. Vu qu’il ne conduisait pas de voiture je lui ai servi de chauffeur pendant 4 ou 5 semaines où ce fut un voyage absolument extraordinaire. Albert-Félix de Lapparent (1905-1975) Géologue, paléontologue, directeur de recherches au CNRS, correspondant de l’Académie des Sciences. Il fonde en 1959 l’Institut géologique Albert-de-Lapparent (du nom de son grand-père), l’IGAL, au sein de la Faculté Libre des Sciences de l’Institut Catholique de Paris. (Photographie : archives Christian Montenat) Albert-Félix de Lapparent fut nommé prêtre en 1929 et par tradition familiale il a effectué des études de géologie et préparé une thèse de géologie sédimentaire sur la Provence. En fait, il était né dans les Ardennes et son grand père Albert Auguste de Lapparent était un géologue qui fonda le Laboratoire de l’Institut Catholique de Paris en 1876. Il fut membre puis Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences [il mourut avant d’avoir pu exercer cette fonction]. Son oncle Jacques de Lapparent fut aussi un pétrographe renommé qui enseigna à Strasbourg. France de Lapparent [sa cousine] fut l’une de mes collègues paléontologues au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris [MNHN]. Vous voyez, il y a toute une dynastie de Lapparent ; et l’histoire de cette dynastie a été racontée dans un livre écrit merveilleusement bien par Christian Montenat [ancien directeur de l’IGAL] ; et je vous recommande vivement sa lecture [Une famille de géologues, les Lapparent : un siècle d'histoire & d'aventures de la géologie, Vuibert, 2008]. Albert-Félix de Lapparent, tout en poursuivant ses travaux géologiques en France à l’investigation du grand géologue saharien Conrad Kilian, s’est lancé dans l’étude de la stratigraphie des bassins des oueds sahariens. Commence alors pour lui en 1946 une période de grande merveille avec 1 ou 2 guides, 3 ou 4 chameaux et quelques rations alimentaires pour une exploration solitaire de régions immenses et désespérément monotones, torrides le jour et glaciales la nuit. Voici une image de son ouvrage fondamental sur les dinosaures des calcaires continentaux du Sahara et cela vous montre les Méharées faites par Albert-Félix de Lapparent, que ce soit dans le Sud tunisien, dans le Sud algérien ou encore au Niger. Ces voyages représentent des semaines de Méharées, qui sont des véhicules très efficaces à l’époque et qui ne consomment ni d’essence ni de gasoil. C’était de cette manière-là qu’on explorait le Sahara. Malheureusement, un jour, Albert-Félix de Lapparent a failli perdre la vie à cause de son « véhicule ». Il s’était endormi sur le dos du dromadaire ; puis, il a fait une chute grave. Il est rentré tout juste à Tunis pour se faire rapatrier en France où il fut opéré dans un hôpital à Lyon. Suite à cet accident, il a gardé un bras en partie abimé. Voici les photos d’Albert-Félix de Lapparent au Niger avec son chapeau, son dromadaire. Voici les couches géologiques calcaires continentales, des sédiments déposés entre le Carbonifère supérieur marin et le Crétacé marin. Tous les terrains intermédiaires sont continentaux. Voilà d’ailleurs l’ouvrage [Les Dinosauriens du Continental intercalaire du Sahara central, dans les Mémoires de la Société Géologique de France, 1960] qui m’a servi de référence lorsque je suis allé sur ses traces en au Niger, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Lybie, en Egypte et plus récemment [en janvier dernier] en Iran. Il a été au Maroc où il a fait des découvertes très importantes juste après la Seconde Guerre Mondiale. Nous avons repris ses recherches au Maroc plus récemment et voici l’ouvrage [Les Dinosauriens du Continental intercalaire du Sahara central, dans les Mémoires de la Société Géologique de France, 1960] sur la découverte d’un gisement de dinosaures du Jurassique dans la région d’El Mers au Maroc. Voici une photo historique provenant des archives du Muséum, où l’on voit des fouilles faites par Albert-Félix de Lapparent dans la région d’El Mers avec des ouvriers qui dégagent des restes de dinosaures. En même temps, Ici il a étudié les empreintes de dinosaures partout dans le monde. Celle-ci se trouve dans le Sud algérien [région d’Aliouat] où il a décrit ces empreintes. Ce fossile est illustré dans l’ouvrage d’Albert-Félix de Lapparent sous la forme d’une photo en noir et blanc. L’empreinte existe toujours évidemment ; elle est restée sur place. Actuellement, nos collègues algériens réétudient toutes les empreintes qu’Albert-Félix de Lapparent a étudiées autrefois. Albert-Félix de Lapparent a fait une autre découverte extraordinaire en allant au sud de Timimoun [Algérie] près des oasis lors d’une mission géologique. Il l’a trouvée en longeant ces constructions hydrauliques curieuses appelées des foggaras qui consistent à creuser des canaux souterrains pour aller chercher l’eau aux pieds des montagnes et des falaises et amener l’eau jusque dans les oasis. C’est un système que les iraniens ont créé et que les habitants du Maghreb utilisent encore aujourd’hui. Donc, on creuse un canal souterrain et tous les 20 ou 30 mètres, on rejette les déblais par un trou vers l’extérieur. Couverture du mémoire sur les dinosaures sahariens étudiés par Albert-Félix de Lapparent Albert-Félix de Lapparent sur le terrain (Sahara) Albert-Félix de Lapparent, en explorant ces sédiments qui ressortaient sur le sol, comme vous le voyez là, a trouvé les restes d’un crocodile gigantesque qu’il a ramené à Paris à L’Institut Catholique de Paris et les a confiés à sa cousine France de Lapparent qui a étudié ces restes pour son diplôme de 3ème cycle en paléontologie. Voici les restes provenant de Timimoun (Algérie) où je suis retourné récemment avec les collègues algériens. Il se trouve qu’au moment de cette découverte, j’étais envoyé au Niger pour regarder les gisements d’uranium prospecté par les géologues du CEA [Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives] pour les aider à faire une stratigraphie. Hors, dans le Sud de l’Afrique [Niger], nous avons trouvé non pas des morceaux, mais des crânes entiers de ce crocodile gigantesque. Rapidement, France de Lapparent et moi-même, nous nous sommes mis ensemble pour étudier ces restes du Nord et du Sud sahariens. Nous avons publié ensemble en 1966 une note à l’Académie des Sciences décrivant un nouveau crocodile géant dans les couches mésozoiques du Sahara. Ce crocodile gigantesque a un crâne long d’1m70 (je fais 1.78 m) ; et comparé à un crâne du crocodile vivant aujourd’hui dans le Nil, il est possible d’en déduire que ce grand crâne appartient à un énorme animal qui devait mesurer 11 mètres de longueur. Vous avez un squelette entier exposé à la galerie du Muséum. Il est âgé de 110 millions d’années (Aptien) ; et il est maintenant dans tous les traités de géologie. Nous lui avons donné un nom nouveau de genre et d’espèce : Sarcosuchus imperator ; imperator (l’empereur des crocodiles, puisque c’était le plus grand du monde) suchos (d’après la racine ancienne du mot « crocodile ») et sarcos (de sarcophage). Le squelette de Sarcosuchus imperator installé dans la galerie de paléontologie du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris. A gauche, Philippe Taquet et à droite, France de Lapparent (Photographie du MNHN) Dès 1966, nous avons priorisé la systématique de ce fossile. Aujourd’hui, tout le monde connaît évidemment ce nom, y compris je pense le Président Sarkozy ! Mais les Américains, eux qui ne connaissent pas forcément les subtilités de la langue française, l’appellent simplement Super Crock. Evidemment, ce crocodile est devenu si célèbre que la ferme aux crocodiles de Pierrelatte dans la Vallée du Rhône a souhaité faire une reconstitution grandeur nature de ce crocodile. Vous le voyez ici avec France de Lapparent et moi-même, les inventeurs de ce crocodile ; et vous pourrez visiter ce site remarquable où il y a 400 crocodiles vivants dans l’élevage est chauffé par la vapeur de la centrale nucléaire de Pierrelatte. Revenons à Albert-Félix de Lapparent. Il est allé dans le Sud du Niger où il a fait une photographie des couches mésozoïques du Sahara. J’y suis passé pour la première fois en 1965 exactement dans le même endroit où il y avait peu d’érosion à part l’érosion éolienne. C’est à cet endroit que le fameux gisement à dinosaures de Gadoufaoua a été découvert par les géologues du CEA. Evidemment, on n’utilisait plus les dromadaires, mais un Land Rover ! A l’époque, il n’y avait pas de GPS et tout se faisait à la boussole et au compas. C’était un peu de l’aventure ! Sur 800 km il n’y avait pas autre chose que le sable, pas d’arbre, pas une tâche d’herbe : c’est le désert du Ténéré. C’est dans cette région que les géologues du CEA ont trouvé ces fossiles extraordinaires dégagés par le vent de sable. Albert-Félix de Lapparent est venu en 1966 sur le gisement admirer ces fossiles extraordinaires. Le gisement à dinosaures de Gadoufaoua (Niger) (Photographie de Philippe Taquet) Voici mon premier enfant [squelette de dinosaure], dégagé et récolté. Maintenant, ils sont dans des musées partout dans le monde : voici, c’est une copie au Japon. En 1966, avec Albert-Félix de Lapparent, nous avons étudié et publié ensemble ces magnifiques pistes de dinosaures du Crétacé inférieur d’un sauropode qui a laissé ses traces de pattes antérieures et postérieures « gauche-droite / gauche-droite », qui paraissent tellement fraîches qu’on a l’impression que l’animal est passé il y a quelques jours seulement. On voit le détail des pattes, avec la trace des griffes et même l’empreinte de la peau qui conservée avec le détail des écailles. Un squelette de dinosaure du gisement de Gadoufaoua (Niger) (Photographie de Philippe Taquet) Et pour finir, voici Albert-Félix de Lapparent lors d’une seconde mission proche d’Ain Ferrah dans l’Ouest algérien jusque Timimoun avec deux de ses étudiants. Plus tard, je suis retourné sur place avec ses étudiants pour travailler sur les ossements et les empreintes de dinosaures qui furent découverts. Albert-Félix de Lapparent (à droite) et ses étudiants dans l’Ouest algérien (Photographie de Philippe taquet) Pour continuer le Maroc: après les découvertes d’Albert-Félix de Lapparent, j’ai organisé une série d’expéditions au Maroc. Les toutes dernières furent au sud de l’Atlas Marocain près d’Ouarzazate où nous avons découvert et publié, avec Christian Montenat, un gisement extraordinaire des fossiles du Toarcien (Jurassique inférieur), cette période géologique où il y a principalement sur la planète des transgressions marines associées à peu de terrains continentaux. Ce qui implique très peu de possibilité de trouver des dinosaures, vu que ce sont des animaux terrestres. C’est le cas dans ce village de Tazouda où nous avons fouillé et découvert des fossiles magnifiques dont un herbivore et un carnivore. De votre côté, vous avez un musée virtuel en projet. Du nôtre, nous sommes en train de réaliser un musée de site, construit directement sur la strate que vous avez vu tout à l’heure. Le gros œuvre est terminé. Le bâtiment présentera une fosse centrale où l’on verra, comme aux Etats-Unis, des fossiles encore en place dans la roche. La moitié de ce travail est fait grâce au mécénat. La population a accueilli avec joie ce projet puisque le tourisme va s’en trouver complétement transformé qui va bénéficier des visiteurs de ce musée. Ce sera l’équivalent exact du Dinosaur National Monument qui se trouve dans l’Utah (Etats-Unis) et qui est aussi un musée de site. Je l’ai visité avec Albert-Félix de Lapparent en 1971. Grâce à ces découvertes, vous voyez les retombées de la géologie sur le monde actuel. Le Maroc vient d’obtenir grâce à nous, grâce à la paléontologie, le premier géoparc d’Afrique avec le Label de l’Unesco. Actuellement, il y a 55 géoparcs dans le monde ; celui-ci est le premier créé en Afrique et évidemment les Marocains sont très fiers puisque le tourisme va se développer grâce à cela. Voici l’intérieur du bâtiment : la strate qui est restée en place dans laquelle seront replacées les vertèbres de dinosaures. En plus, le géoparc où l’on peut voir des traces de dinosaures, où Albert-Félix de Lapparent a étudié ces traces de dinosaures carnivores, est maintenant protégé par des murettes pour éviter que des chevaux, des chèvres ne traversent les pistes de dinosaures. Dinosaur National Monument, Utah (Etats-Unis) (Photographie du DNM) La dernière surprise qui m’a permis toujours de rendre toujours hommage à Albert-Félix de Lapparent : en ce début d’année, les Iraniens, qui ont soif de renouveler les liens avec les autres pays et en particulier avec la France, m’ont invité à Kerman (dans le sud du pays) à venir voir les empreintes qu’Albert-Félix de Lapparent avait trouvées en Iran, pour essayer de trouver d’autres empreintes, et développer l’éco-tourisme dans ce pays. Maintenant pour cette fin d’hommage, voici en image un arbre du Ténéré qui lui aussi est mort. Il existait jusqu’en 1966, mort par la suite par la sécheresse du Sahel. Son squelette est au musée national du Niger de Niamey. Il n’y a donc plus d’autre arbre dans le Ténéré et d’ailleurs il n’y avait aucun autre arbre. Et je reviens maintenant sur ces images pour vous dire combien la vie de paléontologue d’Albert-Félix de Lapparent et la mienne ont été marquées par ces explorations. Il se trouve que j’ai effectué mes études avec sa cousine France de Lapparent et avec Christian Montenat ; nous avons été ensemble dans le certificat de paléontologie des vertébrés à l’époque à la Sorbonne. La faculté de Jussieu n’existait pas. Et, au risque de le faire rougir, j’ai une confidence à vous faire, c’est Christian Montenat qui a été major de notre promotion à la fin de la certification. Il est resté toujours brillant puisqu’il est passé directeur de l’IGAL. Revenons maintenant à vos promotions… Soyez curieux!!! Si vous aimez la Géologie...Allez voir notre projet: https://fr.ulule.com/musee-albert-de-lapparent/ Bonne journée à tous L’équipe projet L’équipe du Musée Albert de Lapparent Département Géosciences museedelapparent@unilasalle.fr Institut Polytechnique UniLaSalle 19 rue Pierre Waguet - BP 30313 - F-60026 BEAUVAIS Cedex www.unilasalle.fr Pour nous suivre : Le blog des Sciences de la Terre et de l'Environnement : http://blogs.lasalle-beauvais.fr/musee-de-lapparent/ ; Nous contacter : museedelapparent@unilasalle.fr
  15. une extrémité distale d'un humérus de Cervidé indét.