Géoforum est un forum de géologie, minéralogie, paléontologie, volcanologie et, plus généralement, un site dédié aux Sciences de la Terre et au patrimoine géologique. Les discussions s'organisent dans des espaces spécifiques, il existe un forum géologie, un forum minéraux, un forum fossiles, un forum volcans, etc. Une galerie de photos de minéraux ou de roches, de photos de fossiles, ou encore de sites géologiques ou de volcans permet de partager des albums. Il est possible de publier des offres d'emploi de géologue, ou des demandes d'emploi ou stage de géologues. Venez poser vos questions, partager vos connaissances, vivre votre passion !

Quelques-uns des principaux sujets de Géoforum - Pistolet nettoyeur haute pression pour minéraux et fossiles

Bourse aux minéraux et cristaux de Bourg d'Oisans (Isère).
Bourse aux minéraux et cristaux de Bourg d'Oisans (Isère)

quebequartz

Membre
  • Compteur de contenus

    136
  • Inscription

  • Dernière visite

Profile Information

  • Genre
    Homme

Visiteurs récents du profil

1 315 visualisations du profil
  1. Qui possèdent du minerai québécois ?

    Hmmmm ??? Je viens de lire ce post qui date de deux ans déjà, et si ce qui est énoncé plus haut est vrai, je me suis complètement gouré en croyant habiter le Québec depuis quelques décennies !!! Bon, il est vrai que le Canada, comme tout pays soucieux de préserver son patrimoine (minéralogique, historique, ou autre...), peut s'opposer à ce qu'un spécimen soit vendu à l'extérieur du pays... La chose s'est déjà produite par le passé. Mais comprenons qu'on parle ici de spécimens vraiment exceptionnels, du genre "la-plus-grosse-sérandite-jamais-trouvée" ! Mais une telle main-mise gouvernementale est rarissime. Des dizaines de collectionneurs ont ramassé des spécimens de niveau musée à des sites tels que le mont Saint-Hilaire, la mine Jeffrey, la mine Niobec, etc..., et nombre de ces pièces sont aujourd'hui dans des collections privées ou publiques, à l'étranger. Certains s'objecteront à qu'on dilapide ainsi notre patrimoine, mais sachez que les musées font aussi de même ! Certains d'entre nous ont vu leurs pièces données ou vendues à nos musées nationaux partir à l'étranger lors d'un échange avec d'autres musées... J'en sais quelque chose. C'est normal, car ça fait partie des moyens qu'ont ces établissements d'enrichir leurs collections, pour le bénéfice de leur public ! Pour ce qui est du commentaire "Au Québec il est illégal de garder les spécimens prospectés presque partout... voir même prospecter tout court. À certains endroits possibles ; oui, mais limité / avec papperasse lourde/ et les découvertes doivent être "déclarées"." , je suis quelque peu surpris, disons-le ! Je prospecte partout (coupes de routes, mines, carrières, affleurements, sites de travaux routiers, etc...) depuis le 6 mai 1984, et j'ai fait des milliers de sorties, sans exagération. J'ai conservé sans difficulté les spécimens trouvés, et n'ai que très rarement eu affaire à des gens hostiles à ma présence ! Et je peux affirmer que mes partenaires de collecte ont eu la même expérience, eux aussi. Pas plus tard que lundi dernier, j'ai demandé respectueusement, et obtenu, l'accès à deux carrières en activité... Bien entendu, mon véhicule était équipé d'un gyrophare, et nous arborions l'équipement de sécurité obligatoire (casques, bottes à bout rigide, dossard orange, lunettes, etc...). Mon partenaire et moi nous sommes engagés à nous tenir loin des véhicules en mouvement, et on a pu ramasser de beaux spécimens en toute tranquilité et les mettre dans ma voiture garée à quelques mètres ! Bien entendu, nous avons informé le contremaître de notre départ, en le remerciant. Nous savons toutefois que l'accès à plusieurs carrières est prohibé, en raison d'accidents de travail survenus lors de l'exploitation, et nous n'avons d'autre choix que d'éviter ces sites... On n'y peut rien. On note tout de même un appauvrissement des sites, ce qui est normal après des dizaines d'années de fouille par les collectionneurs... Mais en y mettant du temps et de l'énergie, on s'amuse encore dans ce loisir !!!
  2. Nettoyeur haute pression pour minéraux et cristaux

    Merci pour le commentaire, Théophraste, J'ignorais que les pistolets commercialisés en l'Hexagone étaient de fabrication supérieure, de fabrication européenne, j'espère... Si tel est le cas, je saurai à qui m'adresser si le mien venait à flancher ! Il reste qu'il y a tout de même distinction entre les appareils Made in USA et ceux, récents, provenant de Chine. Le mien est un American Niagara, en principe fabriqué chez l'oncle Sam, et je l'ai acquis il y a 10 ans environ. Avec l'entretien décrit dans mon post précédent, je m'attends à le conserver un bon bout de temps encore, surtout que je dispose d'un kit de pièces de rechange ! Mais ceux venant de Chine vendus sur eBay sont d'un rendement très aléatoire, pour ne pas dire douteux. Ils ont fait l'objet d'une discussion sur Mindat, et nombreux sont ceux qui parlent d'une durée de vie de quelques mois seulement ! Bref, on en a pour son argent...
  3. Nettoyeur haute pression pour minéraux et cristaux

    Bonjour à tous, Oui, cet outil est à toutes fins pratiques un must quand vient le temps de nettoyer nos spécimens micro-encrassés.. Mais, et certains d'entre vous l'ont sûrement expérimenté, il peut parfois se bloquer sans que l'on comprenne pourquoi. Ceci arrive en général pour l'une ou l'autre de deux raisons : utilisation d'une eau non appropriée, et surtout : lubrification inadéquate. Idéalement, on ne devrait y mettre que de l'eau distillée, ou à tout le moins déminéralisée, et jamais de l'eau du robinet. La buse de sortie est très, très fine et peut se bloquer si des contaminants sont présents. Pour ce qui est de la lubrification, il est impératif de lubrifier correctement l'appareil une fois le nettoyage terminé. La façon la plus sécuritaire est celle-ci : - retirer le contenant à eau du pistolet - faire fonctionner celui-ci jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de gouttelettes d'eau qui sortent de la buse - mettre 2-3 gouttes d'huile de machine dans l'orifice prévu à cet effet, et faire fonctionner le pistolet (2-3 secondes suffisent) En agissant ansi, il n'y aura plus d'eau susceptible de rouiller la tige mobile et le ressort qui créent la pression dans le pistolet. C'est important, car, une fois ces composantes rouillées, l'appareil ne gicle plus, et il faut démonter, nettoyer et lubrifier le mécanisme interne, un travail à la portée de tout usager ayant un minimum de sens mécanique, mais qu'on ne devrait pas avoir à faire, point à la ligne ! Un partenaire de collecte va même jusqu'à remplacer le pot d'eau par un petit contenant d'huile légère à la fin du nettoyage, pour que le pistolet succionne l'huile qui remplacera alors l'eau restée dans le système... Difficile d'être mieux lubrifié que ça ! Bien entendu, lors de la réutilisation du pistolet, on remet le pot d'eau, et on fait fonctionner le pistolet jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'huile qui gicle ! Sa méthode a du bon, puisque ses deux pistolets sont en utilisation depuis au moins quinze ans !!!
  4. Nettoyeur haute pression pour minéraux et cristaux

    Hello à tous, Très belle initiative de la part de Théophraste, que d'importer une version adaptée à votre réseau électrique ! Ici, au Québec, nous fonctionnons sous 110 V et 60 cycles, comme aux USA, et l'achat de ce pistolet à pression est donc très aisé, via eBay... Plus haut, j'ai lu des commentaires concernant cet appareil, des propos quelque peu déplacés de la part de certains forumistes qui, pourtant... ne l'ont jamais essayé ??? C'est plutôt étonnant, comme attitude, et certes désolant. Mes compliments à Théophraste, qui est d'une patience digne de mention ! En tout cas, faudrait au minimum essayer le pistolet avant de juger. J'ai acheté mon American Niagara voilà 5 ans, et n'ai pas eu à le regretter. Pour un coût de quelque $80 (environ 50 euros), il s'avère tout particulièrement utile pour extirper la boue des micro-fissures sur mes spécimens, notamment entre les "selles" de dolomite de Ste-Clotilde... Comme n'importe quel outil, il est nécessaire de l'utiliser pour en connaître les forces et les faiblesses ! Ce n'est pas un outil-miracle, mais suivant le travail que vous devez accomplir, il vous appartient de voir s'il convient ou pas. Pas recommandé pour les minéraux aciculaires et fragiles, à moins d'ajuster la buse pour obtenir un faisceau large, en gardant une bonne distance et en faisant un essai sur un spécimen peu valable. La solution nettoyante peut être de l'eau, comme de l'alcool (pour les minéraux hydrosolubles), et s'il s'agit d'eau, de préférence celle qui a été déminéralisée ! L'eau du robinet est à proscrire, car à la longue, elle obstrue les jets. Pour ce qui est d'ajouter du savon, je ne l'ai jamais fait, mais j'ai des réserves car le gras, ça s'accumule ! Je préfère laisser tremper le spécimen dans de l'eau savonneuse au préalable, puis nettoyer au jet par après. Aussi, il faut s'assurer de ne pas laisser d'eau dans le circuit, quand le travail est terminé... Pour ma part, j'enlève le pot qui contient l'eau, puis fais fonctionner le pistolet jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de liquide, et je mets une ou deux gouttes d'huile à machines suivies d'un très court fonctionnement du pistolet, histoire de faire circuler le lubrifiant. Cette dernière étape est importante, sinon les composantes finissent par rouiller ! Il m'est arrivé à deux reprises d'avoir à démonter le système pour bien le nettoyer, alors... Pour les ceusses qui lisent l'anglais, une recherche sous "spray gun" dans le forum mineral cleaning and preparation dans Mindat,org serait utile !
  5. Minéralogie et minéraux du Québec (Canada)

    Ensuite, un retour sur le site de la carrière St-François, avec trois photos de spécimens de ce site.. En premier lieu, une pièce miniature et, hélas, mal nettoyée car y'a de la boue fine qui est restée incrustée entre les cristaux, les strontianites se prêtant mal à un nettoyage musclé avec le pistolet à jet d'eau sous pression ! Donc, un assemblage comportant surtout de la calcite, des aiguilles de strontianite sous forme de cônes allongés, et aussi des micro-quartz dont l'un est de type faden, ce qu'on peut deviner sur la photo, un peu à droite du centre. La plus longue des strontianites mesure 3 mm de longueur. Puis, un exemplaire de calcite typique des lieux, souvent gris pâle, en raison d'inclusions non identifiées... La pièce a été récoltée dans le tas de dynamitage, et provenait d'une veine de bonne taille. Hélas, la majorité des débris avaient subi des dommages, et peu d'échantillons restaient intacts. Et finalement, un autre spécimen de quartz, très joli lui aussi, brillant et limpide, et enfumé aux extrémités, un p'tit chouïa qui fait 45 mm de large.
  6. Minéralogie et minéraux du Québec (Canada)

    Poursuivant avec le site de Huntingdon, voici trois photos de spécimens récoltés là-bas... En premier lieu, un spécimen comportant des chalcopyrites, dont certaines sont recouvertes de malachite bien verte et brillante... Les chalcos sont de petite taille, soit 3-4 mm au maximum, et plutôt oxydées, leur sombreur en attestant ! Sur la même photo, on peut voir que les barites, qui constituent le fond sur lequel reposent les chalcopyrites, présentent l'habitus énoncé antérieurement, soit une forme tabulaire, un peu comme des incisives... On en voit un bon exemple en périphérie, à gauche au milieu. J'avais de bons exemplaires de ce habitus, mais ayant échappé la boîte d'oeufs qui les contenait, les "dents" se sont brisées sous l'impact... Bof, je retournerai au site pour faire le plein ! La deuxième photo montre les pyrites oxydées, plus noires en visuel que ce qu'on voit en image... Dans les cavités, ces cubes de pyrite se trouvent le long de minces veinules de pyrite massive qui serpentent dans la barite massive. Les cubes sont de taille millimétrique, le plus gros que j'aie vu sur les lieux accusant 6 mm. Et finalement, une druse de micro-quartz comme il s'en trouve des zillions dans l'horizon minéralisé du site... Après avoir positionné le spécimen sur le verre dit "sans reflet" (m'ouais, passons !), j'ai dû utiliser une paille pour souffler les incontournables grains de poussière de roche qui se détachent des spécimens, ceux-ci n'ayant pas été traités au mélange colle blanche et eau (un oubli). Cette druse fait quelque 6 cm de largeur.
  7. Minéralogie et minéraux du Québec (Canada)

    Merci, Xav, son seul défaut est que n'ayant pas de matrice, on ne peut le positionner qu'à plat dans une boîte de présentation, à moins de lui fabriquer un support en bois élégant pour le mettre debout. Mais, bon, on ne peut avoir le beurre et l'argent du beurre, quoi !
  8. Minéralogie et minéraux du Québec (Canada)

    Dans un post précédent (le 637), j'évoquais la déplaisante tendance des spécimens d'un skarn à vésuvianite et grenat à se désagréger, la matrice étant un tantinet fort granuleuse ! Et bien, pour ce qui est du site qui suit, la tendance se maintient allègrement ! Situé en pleine forêt à l'ouest du village de Huntingdon, on parle ici d'un "affleurement de dolomie è topographie karstique, riche en géodes et vacuoles tapissées de cristaux de quartz, qui se présente en masses difformes ressemblant à des dépots de travertin", une description du géologue ayant couvert le sud-ouest de la province, monsieur Yvon Globensky. A la fin des années 70, la proprio des lieux, guidée par un consultant, a fait creuser une tranchée de quelque 40 mètres de longueur sur 2 mètres de profondeur, en vue d'évaluer le potentiel en barite de la propriété. Le résultat fut négatif, et l'initiative ne donna pas lieu à une exploitation du gisement. La barite est présente, toutefois, et se présente sous forme essentiellement massive , mais elle cristallise tout de même dans les géodes à quartz, sous forme de prismes transparents ou translucides, avec la terminaison caractéristique, et aussi sous forme tabulaire dressée, opaque, et blanche (on dirait des incisives, quoi...). La taille des prismes atteint 5 cm, et les cristaux tabulaires la moitié de cette taille. Les géodes sont tapissées de quartz drusique, les cristaux individuels dépassant rarement les 2-3 mm... Ça fait joli, et il est plaisant d'en avoir une dans sa collection, mais quand on en a une ou deux, ça suffit... Occasionnellement, on trouve aussi de la dolomite en selle, quelques cubes de pyrite (noire tellement elle est oxydée), et plus rarement des chalcopyrites dont certaines sont altérées en surface et couvertes de malachite. Tous les spécimens récoltés nécessitent le traitement colle blanche/eau (voir post 637), sinon les spécimens persistent à se désagréger ! Enfin, précisons que Dame Nature a repris ses droits sur le site, et en 30 ans, les arbres ont envahi l'excavation, avec en prime une profusion de buissons épineux à la surface, et des zillions de maringouines voraces en saison, l'eau de pluie ayant la fâcheuse tendance a former des mares au fond de la tranchée ! Yéééé..... La photo suivante montre un petit groupe de barites dont la plus grande fait 18 mm. Elles reposent sur de la barite massive, elle-même posée sur une druse de micro-quartz. La teinte jaunâtre de la partie gauche de la photo provient d'une erreur de ma part, le spécimen étant éclairé par deux spots à DEL dont l'un à lumière chaude, et l'autre à lumière froide ! On peut vraiment voir la différence entre les deux sources lumineuses !
  9. Minéralogie et minéraux du Québec (Canada)

    Merci, merci ! D'un autre site pas loin de celui de St-Cyrille, un quartz "pas dégueu" lui non plus... Lors d'une petite virée de weekend à la carrière PCM St-François à St-Germain-de-Grantham (elle aussi fermée aux collectionneurs depuis juin 2011), c'est presqu'en surface que j'ai trouvé ce beau spécimen. Une veine de calcite subverticale bien en évidence sur un muret ayant attiré mon attention, je me suis rapproché pour l'inspecter car ces veines livrent parfois des cristaux trapus de calcite sur un fond de cristaux plus petits. Ces veines en soi ne portent pas de cristaux de quartz, car ceux-ci se trouvent dans des cavités allongées dans des lits dolomitiques qui recoupent la calcilutite, cette dernière représentant 80% du volume de roches. Les parois des dites cavités sont couvertes de calcite, et les quartz croissent dessus. En plus, dans beaucoup de cavités, il y a présence de fines aiguilles de strontianite, et aussi de quartz micros de type faden, magnifiques... au microscope ! En règle générale, les cristaux de quartz sont dans de la boue qui retient l'humidité, et celle-ci s'insinue dans les fenestrations des cristaux... Bien entendu, avec nos hivers québécois, ils sont alors soumis à un gel intense qui les fracture allègrement. C'est à fendre le coeur, autant que les cristaux ! Bref, la veine de calcite traversait un de ces lits dolomitiques, et la nature ayant fait son oeuvre et lessivé sa gangue de boue, c'est au contact entre ces deux éléments que j'ai repéré mon spécimen... Avec le soleil qui lui tapait dessus, sa face principale le mettait bien en évidence ! Confortablement niché dans de la poussière de roches (voir la photo), faut croire que ce peinard n'attendait que d'être cueilli... Par ma présence, son attente a été comblée, car il est aujourd'hui bien au chaud dans ma collection ! D'une taille de 65 mm x 55 mm x 25 mm, on peut dire qu'il tient bien en main ! Fumé, bien fenestré, et d'une belle brillance, comme je les aime !
  10. Minéralogie et minéraux du Québec (Canada)

    Et toujours de St-Cyrille-de-Wendover, un autre spécimen, mais de quartz enfumé cette fois.. Le 22 juin 2006, ayant appris du préposé à la balance qu'un dynamitage tout frais de la veille m'attendait, et que j'étais le premier visiteur (yesss !), c'est avec un sentiment d'exaltation que j'ai (prudemment, bien sûr) conduit mon véhicule jusqu'à un énorme champ d'abattage du côté est de la carrière... Les restes de paroi visibles au haut du tas de roche m'ont vite indiqué le secteur où travailler, et j'ai passé près de trois heures à tripatouiller ici et là, avec un succès fort mitigé. Quelques petits quartz hyalins ou améthystins, rien d'excitant, hélas. Certains blocs étaient énormes, l'un devant faire 2 m x 2m environ... C'est sur le plus gros, et par pur hasard, que j'ai trouvé quelques cristaux dans de la poussière de roche, juste sous le reste d'une série de petites cavités rattachées l'une à l'autre. Le spécimen ci-bas avait été libéré par le dynamitage, puis lavé de sa gangue de boue par la pluie de la veille (merci à Tlaloc, dieu de la pluie !), et reposait bien à plat sur la poussière... De quelque 6 cm de longueur et d'une forme complexe, il est superbe, enfumé, très brillant, et d'une grande transparence mais fortement fenestré, avec des plaquettes de boue fine reposant sur les "parois" internes (de fenêtres). J'ai annexé deux photos, en mode recto-verso, pour le présenter sous toutes ses coutures !
  11. Minéralogie et minéraux du Québec (Canada)

    Hello, Greg la veine, Oui, du matos pas dégueu, mais compte tenu des nombreuses heures de travail que j'ai passées à excaver cette veine, la qualité des spécimens n'est pas au rendez-vous ! C'est toujours pénible de creuser à la main dans une fissure remplie de terre et de racines, et de brisures de pyroxènes... Surtout à l'automne, alors que la terre est froide, humide, et que tu carbures à l'espoir de trouver "la" pièce ! Mais, je ne me décourage jamais, les années m'ayant appris à persévérer. L'année 2015 a apporté son lot de spécimens, dont beaucoup très valables, mais on parle ici de minéraux communs, genre quartz, calcite, diopsides, etc... Rien de vraiment excitant. Je dois donc poursuivre avec des pièces des années passées, et on se tourne ici vers la carrière PCM de St-Cyrille-de-Wendover, petit village à une dizaine de km à l'est de Drummondville. Un site où nous étions fort bien accueillis jusqu'au décès d'un employé, en 2010 (un foreur qui a chuté de 10 mètres, et qui en est décédé sur le coup). Le même pattern qu'à la carrière Chenail de Ste-Clotilde-de-Châteauguay, où un employé a été écrasé par un opérateur de chargeuse. La CNESST (Commission de la santé, des normes, de l'équité, et de la sécurité du travail, un organisme provincial) est entrée dans le décor avec toute la force aveugle de la Loi, et a formellement interdit tout déplacement à pied dans ces carrières. Bref, on n'y va plus, point ! Soupirs... Ce site était régulièrement visité pour les petites améthystes brillantes, les quartz fumés ou clairs, et aussi pour la calcite (un peu quelconque, en général). Les minéraux s'y trouvent dans les espaces entre les coussins de basalte, des cavités plutôt aplaties avec les parois couvertes de calcite sur laquelle reposent les cristaux. L'améthyste y est plutôt pâlote (du quartz améthystin serait plus approprié comme terme), mais parfois d'une belle couleur foncée, d'un bel éclat, mais de quelques millimètres de diamètre seulement. On nous a rapporté que le Musée national avait cueilli de belles améthystes de 2.5 cm dans les années '80, mais, personne ne semble avoir vu ces spécimens... En 1995, lors d'une visite à la carrière avec mon partenaire Jonathan, mon attention s'est tournée vers un bloc de basalte de 60 cm dans le tas fraîchement dynamité... Une cavité de quelque 25 cm y était partiellement visible en-dessous, et une fois le bloc retourné, j'ai vu le contenu : de belles améthystes d'un pourpre sombre, brillantes, très brillantes ! Comme la cavité manifestait une certaine ressemblance avec une bouche de squalidé, je l'ai surnommé la gueule de requin ! Mon partenaire et moi avons repositionné le bloc pour permettre un tamponnage en règle à la massette de 4 lbs (1.8 kg), et il faut rendre hommage au basalte pour avoir fortement résisté ! On a débité le bloc en trois morceaux, chacun porteur d'un segment de la cavité. Le spécimen ci-bas avoisine 10 cm de diamètre, et comporte une douzaine de petites améthystes de 5 mm en moyenne (la plus grosse fait 9 mm), sur un fond de très petites calcites.... Bref, une belle trouvaille...
  12. Minéralogie et minéraux du Québec (Canada)

    Du même milieu grenvillien, mais à une dizaine de kilomètres plus loin, on trouve un affleurement de skarn au sein duquel les minéraux typiques du milieu se retrouvent. Vésuvianite (noire, tétragonale et en cristaux aplatis atteignant 10 cm de diamètre), grenat orangé hautement fracturé, calcite, albite massive, quartz massif, et les incontournables pyroxènes... Atteignant 4 cm x 2 cm, et de teinte verdâtre ou grisâtre, ces derniers sont généralement fortement corrodés, brisés et clivés... Très peu de spécimens intacts, la matrice étant d'une friabilité abominable, composée en grande partie de grains de calcite mal soudés entre eux... Bien emballés, on les ramène à la maison pour leur faire prendre un bain dans une solution moitié-moitié colle blanche pour le bois, et eau. On laisse imprégner quelques heures, et on les place à sécher sur une surface non poreuse (sinon, la colle, ben... ça colle, quoi !). Sans ce traitement, impossible de manipuler les spécimens sans laisser moults grains minéraux sur l'étagère ! Sur la photo suivante, on voit bien que la matrice granulaire du spécimen est assez fracturée, et maintenue grâce au traitement colle-eau. Notons que visuellement, l'encollage n'altère en rien l'apparence du spécimen. Bref, on voit ici une vésuvianite plutôt brunâtre que noire, le lessivage de surface ayant déposé un quelconque oxyde sur le cristal... Un grenat aux arêtes arrondies est visible à mi-distance du bord, à droite.
  13. Minéralogie et minéraux du Québec (Canada)

    Du même site, mais d'une autre veine, un petit groupe de scapolites très chou, qui, j'avoue, m'a donné des z'espoirs vite envolés au lendemain de leur découverte... J'ai brièvement rêvé qu'il s'agissait là de cristaux d'amazonite, compte tenu de leur belle couleur vert pomme... Mais, on revient vite sur Terre quand on prend le temps de regarder la morphologie ! Snif... Mais, bon, il reste que c'est là un spécimen assez joli, le plus gros cristal du groupe accusant quelque 20-22 mm de hauteur.
  14. Minéralogie et minéraux du Québec (Canada)

    Ça va viendre(*), Xav, encore faut-il que je les localise sur le disque dur, et les alléger pour respecter la limite de Géoforum ! (*) : Je viens, tu viens, il vient, donc on parle du verbe viendre, non ?
  15. Minéralogie et minéraux du Québec (Canada)

    Et de la même veine de la Province de Grenville, une tête de diopside terne, gris foncé (suite à un traitement au dithionite, hélas), et présentant le plan de mâcle évoqué au post précédent, bien visible en son milieu... Esthétique en personne, et surtout intéressant pour la mâcle, le spécimen mesure 11 cm par 8 cm.