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mr42

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  1. Bon, un dernier point dont on n’a pas parlé avant qu'on ferme. Depuis des siècles, les hommes n‘ont pas arrêté de chercher à stabiliser ou à modifier le littoral à coup d’épis, de perrés, d’enrochements de toute sorte. Combien de tonnes de roches ont été déposées sur les plages ? Entre ceux qui passent leur temps à déposer des caillasses sur la côte et ceux qui cherchent par tous les moyens à se débarrasser de leurs encombrants déchets, ne venez pas me dire qu’il n’y a pas une seule scorie métallurgique sur tout le littoral atlantique.
  2. Oh oui!
  3. Ça pourrait aussi être du métal, un morceau de fer ou d’acier… Une mesure de densité serait la bienvenue, une balance de cuisine devrait suffire. Autrement, il faudrait voir si ça conduit l’électricité avec un multimètre en position mesure de résistance sur la surface découpée. Le trait noir en zigzag que l’on voit sur la découpe, c’est une fissure ou une inclusion ?
  4. Bonsoir, À première vue, je dirais plutôt un déchet, les deux faces ont l’air bien parallèles et les stries trop régulières pour quelque chose de naturel. Ça semble métallique d’après la découpe. Il faudrait le vérifier, essayer de trouver quelqu’un qui possède un détecteur de métaux... Avec l’aimant, est-ce que l’attraction est forte ? Est-ce que l’aimant reste collé ?
  5. On sent une certaine nostalgie, JLOUI… Cette discussion était pourtant partie sur des bases intéressantes, un objet bien réel, une question légitime et des moyens d’analyse pertinents et finalement, on se retrouve dans la même situation, on ne fait que répéter les mêmes échanges sans espoir de converger. Tout a été dit et les conclusions sont nettes, on ne progressera plus. Notre ami romt20 a quand même eu le mérite de nous pousser à faire le point sur nos connaissances. Beaucoup d’éléments intéressants ont été mis sur la table et ils seront utiles pour de futures discussions. Si on veut les sauver, il vaut mieux arrêter de les noyer dans une dialectique sans issue et parfois, comme le souligne le sablais, à peine compréhensible.
  6. Un document de l’université de Limoges à propos de la mine et de l'usine de traitement de minerai d’antimoine d’Ouche dans le Cantal. Il y a aussi des résidus métallurgiques mais ils sont très différents de ceux dont nous parlons ici, la silice est très largement majoritaire. Il y a quand même deux points intéressants. D’abord la troïlite est présente dans les résidus métallurgiques d’extraction d’antimoine. Ensuite l’étude souligne qu’il reste très peu de ces résidus sur le site, ils ont été utilisés pour empierrer les routes de la région. Cette mine a du fermer vers 1970 et à l’époque, on n’hésitait pas à disperser les résidus dans la nature. Si vous chassez les météorites du côté de Massiac, attendez-vous à une bonne récolte de scories à troïlite… http://www.unilim.fr/sermiel-dev/wp-content/uploads/sites/5/2014/06/Courtin-Nomade-et-al.-2012.pdf
  7. Une dernière tentative d’explication.Je ne sais pas si ce sont des météorites ou autre chose encore mais je veux au moins montrer qu’il n’y a pas d’objection majeure à ce que ces cailloux soient des résidus métallurgiques d’extraction de plomb ou de cuivre. La teneur en zinc n’a rien d’anormal. Quand on extrait du plomb ou du cuivre, le zinc est un déchet : le zinc contenu dans le minerai se retrouve principalement dans les scories. S’il y a beaucoup de zinc dans les scories, ça veut simplement dire que le minerai contenait beaucoup de zinc ce qui est le cas de nombreux minerais sulfurés. Extraire simultanément le zinc et le plomb est compliqué, c’est possible avec certains procédés récents mais ils sont peu répandus. Depuis le début, je répète que ce n’est pas un résidu de la métallurgie du zinc. A l’usine de Noyelles-Godault qui produisait du plomb et du zinc, les « scories de plomb » étaient plus riches en zinc que les « scories de zinc ». Dans certaines usines, les scories de plomb sont même utilisées comme minerai de zinc. La teneur en soufre est élevée sans être extravagante. L’activité chimique du soufre fait partie des paramètres fondamentaux du procédé mais elle n’est pas si simple à régler : il est impossible de laisser une sonde de mesure en permanence à une telle température et dans un tel milieu. Pour un même haut-fourneau la teneur en soufre varie de façon importante d’une coulée à l’autre. Pour une valeur cible autour de 1 à 2 %, on ne peut pas éviter des excursions à plus de 3 %. Obtenir 3,5 % de soufre n’est sans doute pas optimal mais tout à fait réalisable. Tant que le soufre est piégé par le zinc, ça n’empêche pas d’extraire un maximum de plomb. Un dernier commentaire sur l’aspect des scories : elles sont extraites à l’état liquide et il existe plusieurs façons de les refroidir. Elles peuvent être versées dans une fosse où elles se refroidissent à l’air en masse compacte. On doit alors être alors proche des conditions de refroidissement d’une coulée de lave. On peut aussi vouloir obtenir des résidus sous forme de granulats et pour cela on utilise un refroidissement plus énergique avec de l’eau. C’est plus coûteux mais on peut les valoriser plus facilement. Dans le cas présent, c’est évidemment à la première solution qu’il faut s’intéresser.
  8. En ce qui concerne mon échantillon qui ressemble beaucoup à celui de Rodgers, je pense qu’il y a bien de la chalcopyrite : le spectrographe indique la présence de fer et de cuivre et l’odeur d’H2S avec l’acide chlorhydrique me fait dire que c’est un sulfure. C’est vrai que l’aspect n’est pas uniforme, il pourrait s’agir d’une association de pyrite et de chalcopyrite.
  9. Bonjour, j’ai ramené d’un voyage à Potosi quelque chose qui ressemble beaucoup. C’est de la chalcopyrite avec un peu de sphalérite (gris foncé). Il y en a plein, il suffit de se baisser pour en ramasser.
  10. C’est un phénomène assez répandu, il ne concerne pas que la chalcopyrite. Voici un autre exemple avec un impact d’arc électrique sur un acier inoxydable : Ces couleurs sont produites par l’interférence de la lumière avec une fine couche transparente. Dans le cas des aciers il s’agit d’oxydes normalement opaques mais qui deviennent transparents en faible épaisseur. Dans le cas de la chalcopyrite, je n’en sais pas plus, il pourrait aussi s’agir d’oxydes... La couche en question doit être très mince (quelques microns) et n’affecte que la surface. Il semblerait que certaines chalcopyrites aient été traitées artificiellement pour produire ces mêmes couleurs : https://www.mindat.org/forum.php?read,19,28717,96921
  11. Bien romt20, vous voilà devenu expert en résidus métallurgiques. Il faudrait peut-être commencer par apprendre la différence entre un chlorure et un chlorate, à ne pas confondre zinc et sulfure de zinc…
  12. Voir la référence ci-dessous : les résidus d’extraction de cuivre de Penn Mine contiennent jusqu’à 28 % de zinc. Nos 12,55 % de Zn sont finalement assez minables. https://web.stanford.edu/dept/news/pr/98/981209slag.html
  13. Ces textures ne me disent pas grand chose. Il sera difficile de trouver des images analogues concernant des résidus. Qu’il s’agisse d’une lave ou d’un résidu, les conditions de refroidissement ne sont pas très différentes, il serait normal que l’on retrouve des points communs. Le fer sans magnésium peut venir de pyrites (minerai, charbon?) mais vu la quantité, il est plus probable qu'il a été introduit sous forme métallique. J'avais quelques données sur les résidus de pyrites grillées de Chessy, les teneurs en soufre sont assez élevées. Les proportions ZnS/ZnO ont du se régler lors du grillage qui est une réaction solide-gaz avec une cinétique pas évidente. Je reste sur l’hypothèse d’un procédé métallurgique en deux phases : grillage puis réduction. Les conditions de fonctionnement de l’opération finale (la fin de la réduction en haut-fourneau) sont assez claires : - la température devait être suffisante pour fondre l’essentiel des minéraux en présence, typiquement 1200 à 1300°C. - le potentiel chimique en oxygène devait correspondre en gros à l’équilibre CO<>CO2 ce qui permet de placer le point de fonctionnement sur le diagramme d’Ellingham des oxydes. La réduction n’a pas été poussée très loin, FeO et ZnO sont encore stables mais ça suffit pour réduire les oxydes de plomb et de cuivre. Les oxydes de Si, Ca, Al, etc. sont hors de portée. - la présence simultanée de cuivre métallique et de sulfure de cuivre permet également de fixer le potentiel chimique en soufre au niveau de l’équilibre Cu2S<>Cu sur le diagramme des sulfures. On voit que les sulfures de plomb et de fer sont décomposés mais que ZnS peut survivre. Ces 3 paramètres (température, potentiels chimiques en S et O) sont ceux qu’on aurait choisis pour récupérer un maximum de plomb ou de cuivre à l’état métallique. La composition (qui reste à compléter) est à ce stade tout à fait logique pour un résidu métallurgique d’extraction de plomb ou de cuivre. Ou alors c’est une météorite qui imite à la perfection un résidu métallurgique.
  14. Ça avance ! Merci romt20 mais il ne faudrait pas donner les résultats sous forme de feuilleton, façon canard enchaîné. Il doit bien y avoir quelques explications avec l’analyse... Est-ce que l’analyse a donné d’autres éléments ? On ne parle plus de cuivre, plomb, chlore, baryum… Au total, on n’arrive qu’à 80 %. Il y a de la place pour d’autres trucs. Comment est compté l’oxygène ? Si, Al, K sont présentés sous forme d’oxydes mais pas Fe, Ca, Zn…
  15. Bonjour, Les lampes UV à LED existent avec plusieurs longueurs d’onde. Les lampes UV classiques au mercure présentent un pic à 365 nm. Je dispose de deux lampes UV longs, une au mercure et une LED avec un maximum vers 390 nm. Sur certains minéraux (rubis, calcites…) la fluorescence est bien visible avec les deux types de lampes. Sur d’autres minéraux, il peut y avoir des différences importantes : j’ai des cérusites qui ne réagissent pratiquement pas avec la LED 390nm alors que la fluorescence est nette avec la lampe au mercure. Je pense qu’une lampe UV à LED à 365 nm doit être équivalente à une lampe UV au mercure mais je n’ai pas essayé.